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lundi 8 janvier 2018

Séries 2017, partie I : le flop


Comme tu le sais, les séries c'est une de mes grandes passions, et j'en regarde beaucoup trop.

(D'où le fait que je prenne soin de m'entourer de tarées des séries comme Sarah, pour avoir l'air normale à côté.)

(Love sur toi, Sarounette 💖)

Et donc, une fois par an, je fais le bilan (calmement) (cette chanson va rester dans ma tête jusqu'au jour de ma mort, qu'avez-vous fait de moi Jacky et Ben-J) et je donne mon avis totalement subjectif des meilleures et pires séries de l'année.

Parce que, quitte à regarder 45 séries par an, autant que je puisse faire profiter ces casus pathétiques ces gens normaux que vous êtes, et faire un peu le tri pour vous autres qui n'avez pas le loisir de passer des week-ends entiers à binge-watcher dix épisodes d'une série pour finalement dire:

- Ouais, c'était pas formidable, hein.

Sans plus attendre, voilà donc le récap des séries que j'ai pas kiffées cette année!

1. Les séries que j'ai arrêtées de regarder cette année:





Au début, je voulais expliquer séparément pourquoi j'avais arrêté chaque série, mais en faisant ça, je me suis rendu compte qu'il n'y avait qu'une seule raison:

Je vis dans une époque avec trop de bonnes séries pour me contenter de trucs juste pas mal.


Parce qu'en fin de compte, y'a rien de fondamentalement horrible avec les nouvelles saisons de Fresh Off The Boat, Modern Family, Mom ou The Good Place. C'est plus ou moins la même chose que les autres saisons – mais c'est bien là le problème.

Parce qu'en plus de renouveler des séries extraordinaires (Crazy-Ex Girlfriend, Narcos, Peaky Blinders, Silicon Valley, Fargo, Stranger Things, Vikings, Orange is the New Black, et Brooklyn Nine-Nine, pour ne nommer qu'elles), 2017 a aussi vu naître des nouvelles séries DÉMENTES (article en préparation à ce propos.)

Donc oui, pardon mais du coup j'ai plus le temps pour vos histoires de "qui a volé la crème solaire de Mitchell" et "le nouveau mec de Bonnie vole des sacs à main", déso pas déso.

Même si j'avoue que ça me fait quand même un pincement au coeur de dire au revoir à Jessica de "Fresh off the Boat" et Jason de "The Good Place", parce que ces gens étaient la raison même pour laquelle j'ai tenu aussi longtemps avec leurs séries respectives.



(Je vous aime tellement.)


2. La série que j'attendais au tournant, que j'ai quand même vue jusqu'au bout, mais où j'étais bien déçue:


Et c'est bien dommage, parce que cette série commençait quand même super bien!

Malgré le fait qu'il ait fallu QUATRE épisodes avant que les Defenders commencent enfin à castagner du méchant ensemble, genre okay on sait que vous êtes pas pressés, mais c'est quand vous voulez les mecs.

Je disais, malgré les lenteurs du scénario et la présence de cette sale tête à claques d'Iron Fist, la série démarrait quand même plutôt bien – notamment le traitement de l'image et des couleurs, qui est simplement exceptionnel dans les trois premiers épisodes, où chaque héros évolue dans un environnement monochrome avec la couleur qui lui a été assignée.



(Je suis force bleue!)



(Je suis force jaune!)



(Je suis force rouge!)



(Je suis force vert vomi dégueulasse!)

Alors des fois, c'est pas très subtil:


(PLUS DE ROUUUUUUUGEEEEUUH!)

Mais des fois, c'est fait de manière discrète et super élégante:


 (Ca se voit qu'on est les potes à Daredevil, ou pas?)

Et quand les Defenders se rencontrent, leurs couleurs se mélangent de manière super cool, cf. la rencontre entre Daredevil et Jessica Jones:


Le tout culmine dans la scène où les héros sont tous réunis au restaurant chinois, où la maîtrise de l'éclairage est simplement démente:



  (Qui est le chef op qui a sauvé tout le début de cette série, qu'on lui envoie des fleurs?)

Malheureusement, c'est vraiment la seule chose à sauver dans "The Defenders", parce que tout le reste est complètement à la ramasse.

Un scénario difficile à suivre et bourré de non-sens, un gâchis total de Sigourney Weaver qui s'en bat visiblement totalement la race de son rôle de méchante, et d'ailleurs des méchants jamais crédibles – mais en même temps, quand on s'appelle "la Main" et que les boss de fin s'appellent "les Doigts", comment tu veux t'empêcher de pouffer?

D'ailleurs, c'est bien simple, Flaxou et moi on a fait des jeux de mots pourris dès que les méchants apparaissaient:

- Oh non ! La main a perdu un de ses doigts!
- Est-ce que ça veut dire que la main est...à plat?


(Mon époux, l'homme le plus drôle du monde.)

Et, même si j'admets que ça m'a fait très plaisir de voir Luke Cage rembarrer Iron Fist comme le sale petit morveux qu'il est, il y avait beaucoup trop peu d'interactions entre les Defenders, tous trop occupés à essayer de suivre une intrigue qui partait dans tous les sens.

En huit épisodes, on doit gérer beaucoup de choses, en premier lieu la résurrection d'Elektra Natchios (NATCHIOS?) (SANS DÉCONNER?) (Eh, tu veux de la sauce sur tes natchios?) (Nan mais merde, les gars.)


(Main levée : qui ne peut absolument pas sacquer ni cette actrice, ni ce personnage?) 

(Non? Juste moi?)

Bref, la Main récupère Elektra parce qu'elle est apparemment une arme mystique qui s'appelle le Black Sky, et lui efface la mémoire, mais HAAAN SES SENTIMENTS POUR MATT NE PEUVENT PAS ETRE EFFACÉS PARCE QUE C'EST DE L'AMOUR VÉRITABLE QUI FAIT BATTRE SON PETIT CŒUR DE ZOMBIE!

(Deux secondes, je vais vomir d'originalité et je reviens.)

Entre-temps, tout le monde enquête sur des trucs différents (un séisme mystérieux, des jeunes de Harlem qui disparaissent, le nouveau siège social de Midland Circle, un père de famille porté disparu) mais qui sont tous liés à la Main, ah oui et les Doigts de la Main sont tous des immortels parce qu'ils ont une substance magique qui vient des os d'un dragon (?), et la Main veut récupérer Iron Fist parce que son poing magique est la clef pour ouvrir un portail inter-dimensionnel pour accéder aux os du dragon (??), et y'a une lutte interne entre les Doigts de la Main (non mais sérieux, vous voyez ce que vous me faites écrire?) et aussi le sensei aveugle de Daredevil est là, on sait pas trop pourquoi, ah oui et puis vous vous rappelez du père de famille disparu de l'épisode 1? En fait il avait stocké des explosifs partout (...okay?) et du coup les Defenders veulent faire exploser le QG de la Main, et Daredevil se retrouve au sous-sol d'un bâtiment recouvert de plastique AU MOMENT DE L'EXPLOSION mais il est toujours vivant, parce que... la magie des os du dragon?



Mention spéciale aux effets spéciaux du dernier épisode, parce que sérieusement, les gars, vous avez fini la série avec un dollar de budget? Qu'est-ce que c'est que ces immondes rochers en mousse et ces os de baleine sortis de la file d'attente du Poséidon?


(Et on ne parle même pas des figurants ninjas qui attendent sagement que ce soit leur tour de se faire taper – un hommage aux plus grands des nanars.)

Pour conclure, la série souffre clairement d'avoir centré l'intrigue autour de Iron Fist – c'est vraiment pas pour être méchante, mais des fois il faut appeler un chat un chat et un mauvais acteur un mauvais acteur : Finn Jones est une énorme erreur de casting, et c'est pas ses grimaces geignardes qui vont sauver ses répliques déjà pas bien glorieuses.


(Je sais pas qui il a sucé pour avoir ce rôle, mais visiblement c'est au moins UN domaine dans lequel il a du talent.)

Allez, assez bashé, passons à la suite:

3. Les séries où il m'a suffi de 3 épisodes pour me dire que c'était clairement pas ma came:



"Ozark" est une série Netflix assez sombre, qui conte l'histoire de Marty Byrde, trésorier d'une entreprise de taille moyenne, père de famille, bien sous tous les rapports.... mais qui en fait blanchit de l'argent pour le cartel de la drogue. Menacé de mort par le cartel (car des sous ont disparu), il s'achète un sursis en leur promettant de leur blanchir une tonne d'argent, et déménage au Lake Ozark (traduction = au milieu du trou du cul de nulle part) avec sa famille qui lui en veut UN BRIN.

Alors, il y a quand même pas mal de points forts dans cette série, en particulier ses interprètes (et en haut du panier, un Jason Bateman étonnamment crédible dans un rôle dramatique), ses personnages tout en nuances, et.... pardon je me suis endormie rien qu'en repensant à cette série, parce que BON DIEU QU'EST-CE QU'ON SE FAIT CHIER.

Et vraiment, on sent toute la bonne volonté du monde derrière cette série, mais woulaaah comme il passe mal l'épisode d'une heure où le moment le plus palpitant, c'est un mec qui sort d'un bateau, quoi.

Au final, j'ai vite décroché et j'ai commencé à faire des sudokus en même temps que l'épisode passait (ce qui est déjà pas très bon signe), du coup, au bout de quelques épisodes, j'étais complètement perdue dans les myriades d'intrigues secondaires (attends, il fait quoi là déjà, le mec qui va a la pêche? Il est du... FBI? Ou quelque chose?) et, pour tout dire, je m'en carrais un peu.

Donc, désolée Ozark, tu n'es pas Breaking Bad, rien ne sera jamais Breaking Bad sans déconner cette série était surpuissante.



Au départ, tout était parti pour me plaire dans "Insecure" : une série HBO (ça veut dire qu'on peut dire des gros mots!) écrite et réalisée par son interprète principale, Issa Rae (une meuf pleine de talent), et qui narre de manière comi-tragique sa vie de jeune trentenaire Afro-Américaine à Los Angeles.

Là où j'ai très vite déchanté, c'est que "Insecure" est une série qui s'exporte malheureusement très mal, vu que les dialogues sont à peu près ça:


Le deuxième souci, c'est que j'ai beaucoup de mal à rentrer dans un film/une série si je ne ressens aucune empathie avec les personnages principaux, et là, franchement, tout le monde m'exaspère. Quand c'est pas Issa (t'es la pire amie du monde, déso pas déso), c'est sa copine (on s'en fout de ton site de rencontres premium, meuf! va pécho le gars charmant qui est pas allé à la fac!), et quand c'est pas elles, c'est le mec d'Issa (VA BOSSER! HIPPIE!)

Sans transition, attention! Derrière toi! Une série britannique!


Oui, je sais.

Tu es probablement en train de te dire "Une série britannique? Mais comment ça pourrait être mauvais? En plus y'a Jon Snow dedans ! Et en plus il s'ambiance à la cool avec toute la cream of the cream du petit écran londonien! "

(Démenti: n'utilisez jamais l'expression "cream of the cream", c'était juste pour le fun, en vrai ça n'existe pas.)

(Je suis prof d'anglais maintenant, j'ai plus le droit de vous induire en erreur.)

Donc, je suis d'accord avec toi, "Gunpowder" était super bien parti sur le papier.

Une série historique comme la BBC sait si bien les faire, un casting quatre étoiles, et pour toile de fond, l'une des périodes les plus intéressantes de l'histoire d'Angleterre : le gunpowder plot.

(Petit récap pour ceux qui dormaient dans le fond en 3èB : en 1605, c'était la merde en Angleterre. Tout le monde se foutait sur la gueule parce que le roi était anglican et persécutait les catholiques, du coup y'a des catholiques qui décident de l'assassiner, et de faire d'une pierre deux coups en faisant sauter le Parlement tout entier. (Ah ouais mais j'avais dit que c'était tendu, hein.) Finalement ça marche pas, et les Anglais sont tellement contents qu'ils célèbrent encore jusqu'à aujourd'hui le 5 novembre, alias la fois où on a PAS tué leur monarque.)

(Ils sont bizarres, ces gens.)

Bref, Gunpowder avait tout pour me plaire, même son format de mini-série qui promettait du divertissement sans trop s'étaler.

SAUF QUE.

Sauf que j'ai regardé un épisode et que j'ai à peine réussi à garder les yeux ouverts.

Pas découragée, je me suis dit "Boh ça démarre lentement, qu'importe, je devais être fatiguée ce jour-là, l'épisode 2, là, il va vraiment se passer des trucs!"

EEEEET NON.

Pas du tout, en fait.

C'est juste incroyablement chiant.

C'était probablement l'un des moments les plus chiants de ma vie, et pourtant j'ai vu "A.I.". AU CINÉMA. EN 2002. ET J'Y PENSE ENCORE.

(Sans déconner, quand y'a un fondu au blanc (après environ DOUZE HEURES de film) j'étais tellement heureuse parce que je pensais que ça voulait dire que je pouvais enfin rentrer chez moi, et en fait non il y avait encore trente minutes de film sur David le robot qui fait la sieste avec sa maman et putain mais tuez-moi tout de suite avant que je m'étouffe dans cet océan de guimauve.)

Pour en revenir à "Gunpowder", c'est bien simple, je me suis tellement fait chier que j'ai même pas regardé le dernier épisode. Alors qu'il me restait, genre, une heure pour finir la série en entier!

(Mais non, désolée, j'aime aller au bout des choses, mais à un moment donné, je suis pas venue ici pour souffrir.)


Alors attention, là on arrive sur de la GROSSE déception (traduction : je vais râler pendant mille pages).

Pourquoi de la grosse déception? Mais parce que "American Gods", le livre, est l'un des romans les plus incroyablement cools de ces 10 dernières années!

(Et si tu me crois pas, va voir la listes des récompenses littéraires qu'il se traîne.)

Le synopsis vite fait: le héros, Shadow, est sur le point d'être libéré de prison, quand sa femme meurt dans un accident de voiture. En route pour les funérailles, Shadow croise la route du mystérieux Mister Wednesday, qui se révèle être la personnification du dieu Odin. Il révèle à Shadow que les dieux païens de l'ancien monde vivent toujours en Amérique, mais que leur existence est menacée, parce que les gens les remplacent par des nouveaux dieux (la télévision, la technologie, etc.) Shadow accepte bon gré mal gré de l'aider dans sa guerre – ah oui et aussi sa femme revient d'entre les morts et c'est un genre de zombie, mais gentil?

(Ouais, c'est pas mal perché.)

C'est un de mes livres préférés au monde, Neil Gaiman est l'un de mes auteurs préférés au monde, bref, j'étais de toute façon partie pour être déçue.

Alors, je ne jette pas entièrement la pierre à Starz (la chaîne qui a fait l'adaptation) : "American Gods" est un roman qui ne suit pas une route linéaire, qui se perd parfois dans des méandres de réflexion, et qui, surtout, a une forte composante symbolique – autant te dire que c'était pas de la tarte, comme matériau de base.

Mais je leur jette quand même un peu la pierre pour avoir gâché un super potentiel, et ce, pour deux raisons:

Premièrement: "American Gods" n'aurait jamais dû être adapté en série. C'est un roman qui a un début, un milieu et une fin bien définis. Et, même si le livre est mastoc (800 pages et quelques), quand l'histoire est finie.... eh ben elle est finie, ma foi!

Donc, je ne dis pas que l'adaptation était impossible, mais "American Gods" aurait clairement dû être soit un film en deux-trois volets, soit une mini-série (six ou sept épisodes de 50 minutes, au grand maximum).

Va savoir pour quelle raison (le pognon), Starz a décidé d'en faire une série au long cours, mais s'est clairement retrouvée dépassé par l'ampleur de la tâche (et la difficulté de partir de rien du tout une fois le livre terminé), du coup, ils ont fait exactement le truc qu'il fallait pas faire : ils ont étiré.

MAIS ÉTIRÉ!

MAIS SI TU PENSAIS QUE LE HOBBIT C’ÉTAIT DU REMPLISSAGE, T'AVAIS RIEN VU, MA COUILLE.

Et on arrive à la seconde raison pour laquelle je jette la pierre à Starz : ces gens n'ont aucune idée de comment réussir une adaptation.

En gros, ils se sont dit "Comment on va faire tenir ce bouquin jusqu'à ce qu'on se fasse annuler?", et ils ont décidé de l'adapter PAGE. PAR. PAGE.

(En rallongeant un peu la sauce quand y'avait moyen de le faire.)

Sauf que, tu te rappelles ce que j'ai dit plus haut avec les histoires de digressions et de symbolisme?

Ouais, ben voilà, ils ont tout laissé comme tel.

Résultat, on se retrouve avec une série qui part dans tous les sens sans aucune explication, et qui est donc extrêmement difficile à suivre pour les gens qui n'ont pas lu le livre, ce qui est évidemment l'antithèse d'une bonne adaptation (qui devrait être facile à suivre même – et surtout – pour les non-initiés) (le Seigneur des Anneaux = bonne adaptation) (Harry Potter et l'Ordre du Phoenix, où Sarah a dû me répéter cinq fois "ça a du sens si t'as lu le livre" = mauvaise adaptation).

(Même si, là, je ne blâme pas les scénaristes de Harry Potter, vu qu'ils devaient faire tenir 800 pages d'intrigue en deux heures trente de film.)

(Bref bref.)

 Et pour ce qui est du symbolisme, laisse-moi te dire qu'on peut se le carrer au cul, parce que TOUT est retranscrit LITTÉRALEMENT comme sur le papier.

Ce qui donne lieu à des scènes complètement improbables, au hasard: la scène où une déesse couche avec un type et L'ABSORBE DANS SON VAGIN (ouais ouais).

(Et encore, ils en sont pas encore au passage du livre où Shadow couche avec une femme-chat.)

(Si, si, une femme-chat. Avec la queue, les oreilles, la fourrure, la totale.)

(Pour la saison deux, peut-être?)

Bref, tu l'auras compris : cette série se plante royalement et nous livre une adaptation tellement fidèle qu'elle en devient complètement merdique.

(Qu'on se le dise: ça ne s'appelle pas une ADAPTATION pour rien.)

(On ne raconte pas une histoire dans un livre comme on la raconte à l'écran.)

(T'es censé te concentrer sur la trame principale et nous livrer une histoire simple et épurée – pas passer mille ans à nous raconter chaque histoire de chaque pékin qui est arrivé en Amérique en l'an ouat'mille et s'est mis à prier Mars sur le coin de la porte!)

Ajoute à ça que la série est MEGA MOCHE, toute en Photoshop ratés et images de synthèse dégueulasses (c'est en revoyant le sang hyper fake en images de synthèse que je me suis rappelée que Starz est la chaîne qui a commis produit la série "Spartacus") et tu comprendras qu'il n'y a vraiment rien à racheter dans "American Gods".

La série a été miraculeusement reconduite pour une saison 2 (pour les curieux, on en est actuellement au tiers du bouquin, c'est dire si les scénaristes ont vu large), et pour le moment, tout porte à croire que la suite va bien puer du cul: Gillian Anderson a pris la fuite, les deux showrunners de la saison 1 se sont fait congédier, et ceux qui vont hériter du bébé pourri n'ont pas encore été tirés à la courte paille annoncés.

Pour résumer, American Gods : livre = très bien, série = pas bien.

(Je devrais faire toutes mes critiques comme ça, en fait.)

(On gagnerait un temps fou.)



Marvel's Iron Fist = de la merde.

(Dis donc, c'est vrai que c'est vachement plus efficace comme ça!)



BONUS ROUND : Mention spéciale à Marvel's Inhumans, alias la série que j'ai même pas commencée, parce que deux jours après la sortie, les premières recherches Google donnaient ça:


Et Rotten Tomatoes, AKA "la pute à super-héros" (qui a quand même mis 74% à la série Defenders, et 75% à Age of Ultron) (alors qu'on est d'accord que c'était une grosse daube) (même Chris Hemsworth n'a pas suffi à sauver ce film à mes yeux) a mis 10%, avec le commentaire suivant:


Donc c'est bon, je pense que d'autres ont fait le tour pour moi, et perso je me suis déjà bien fait enculer fait assez de mal sur les trois premiers épisodes d'Iron Fist.

Voilà, j'espère que ce récap 2017 t'a plu! A très bientôt pour un article beaucoup moins méchant, où je vais parler de mes dix séries préférées sorties en 2017.

(Prépare-toi à lire "trop d'la balle" toutes les deux phrases.)

(Oui, mon vocabulaire est toujours coincé en 2002.)

(Ça doit être le traumatisme lié à "A.I.")

Des bisous cathodiques!

vendredi 10 novembre 2017

Thor: Ragnarok, une critique absolument pas objective


Et donc je suis allée voir Thor: Ragnarok (super en retard mais bon faut se taper l'heure de route pour trouver un ciné qui passe des blockbusters en V.O., paye ton snobisme).

Et j'ai super kiffé ma race.

Et ensuite, en parlant à plus ou moins tous les gens qui l'avaient vu, je me suis rendue compte que personne d'autre n'avait kiffé sa race.


(Mais enfin? Mais?)

J'ai notamment entendu pas mal d'arguments comme quoi le film ne collait pas du tout aux deux volets précédents, qu'il était trop dans le second degré et le décalage, et que, du coup, on était sortis de l'histoire, et qu'on ne se souciait plus vraiment du sort des protagonistes.

Arguments qui sont parfaitement justifiés et valables, mais laisse-moi quand même te dire PROUT et t'exposer pourquoi ce film est super cool.

AVERTISSEMENT: la suite de cet article va dévoiler la totalité de l'intrigue du film, donc c'est pas la peine de venir à la fin faire "bububu t'as tout spoilé, je savais pas qu'Asgard était détruit, ce film est à jamais ruiné à mes yeux par la faute de ce dévoilement trop précoce". VA CHOUINER TA VIE AILLEURS C'EST PAS MON PROBLÈME.

Qu'on se le dise: j'ai aucune pitié pour ces gens qui sont de la police du spoiler. C'est juste des putains de pète-couilles et ils m'insupportent.

"Ah nan dis rien, ça va tout gâcher si je sais une seule miette du scénario!" Mais merde à la fin, y'a pas que l'intrigue dans la vie, gros! Tu vas aussi râler chez les libraires quand tu lis accidentellement un quatrième de couverture, ou comment ça se passe?

Non parce que sinon, tu vas t'amuser:


(Et BLAM)

Donc, comme le titre de l'article te l'a indiqué, je ne suis absolument pas objective quand il s'agit d'exposer mes sentiments envers ce film, et ce pour deux raisons:

1. C'est un film de Taika Waititi, un de mes réalisateurs préférés, et j'attends chacun de ses films au moins autant que j'attends toujours The Winds of Winter. (SIX ANS, GEORGE R.R.! SIX ANS!)

2. Je commence à en avoir un peu ras le bol des films de super-héros (comme tout le monde, en fait) mais, bien qu'ils soient loin d'être les meilleurs, j'ai toujours eu un petit faible pour les films "Thor". Ceci principalement pour les raisons suivantes:

- Chris Hemsworth
- De vagues références à la mythologie nordique (il m'en faut pas beaucoup)
- CHRIS HEMSWORTH 💕


 (Ah oui ben j'avais prévenu que j'étais pas objective, hein.)

D'ailleurs, ce film a pas mal renforcé ma fangirlitude, vu qu'on lui coupe ENFIN les cheveux PUTAIN MERCI J'EN POUVAIS PLUS DE CETTE COUPE DE HIPSTER.

Mais bon, du coup, avec les cheveux courts, plus la peinture de guerre, plus la nouvelle armure spéciale "bonjour, mettez-moi deux biceps merci", je peux te dire que j'avais du mal à me tenir.

- Han mais ces MUSCLES!
- Cha, tu me fous la honte.
- J'me ferais un sandwich avec.
- Cha, putain!

Ajoute à ça que j'ai toujours eu un faible pour les mecs balafrés (mon amour d'enfance = Albator), donc forcément, vers la fin du film, il faisait CHAUD dans la salle – ou, comme le résume cette conversation avec Sarah:


(Je suis sûre que t'es trop content d'être venu ici pour lire de la critique ciné de qualité.)

Bon allez, promis, j'arrête les dissertations sur le physique de Chris Hemsworth (et crois-moi, je pourrais encore en faire des pages) (j'ai même pas parlé de la scène torse nu) (BREF) et on va parler du film, juré.

Pourquoi j'ai kiffé ma race en voyant ce film, et pourquoi il m'a plu beaucoup plus que les précédents volets de "Thor", et même plus que franchement n'importe quel autre Marvel?

D'abord, c'est son humour qui m'a conquise (encore plus que Chris Hemsworth torse nu). Taika Waititi est un maître de la comédie (cf. l'hilarant documenteur "What We Do In The Shadows", et le très drôle et pourtant adorable "Hunt for the Wilderpeople") et nous sert une vanne à la minute, et elles sont franchement super cool.

Mention spéciale au personnage de Korg, dont chaque réplique me faisait mourir de dire parce que rien que son accent était magique.


(Ah ouais ben fallait le voir en V.O., les paysans.) 

Alors, certes, certaines blagues sont prévisibles, deux-trois tombent à plat (Thor qui se fait constamment taser: c'est marrant la première fois, pas les mille fois d'après) (en plus il contrôle la foudre, pourquoi il est sensible à l'électricité?), et l'on pourrait arguer qu'il y a tellement de blagues que ça en devient presque indigeste.... mais c'est pas moi qui vais arguer ça, parce que je trouve que cette esthétique légère, kitsch et auto-parodiée colle super bien à l'univers Marvel.

(Et ça colle beaucoup mieux que le premier Thor, qui était SUPER LENT et encombré d'exposition, et "Thor: the Dark World" qui se prenait BEAUCOUP TROP au sérieux.)

(Sérieux, c'est un mec avec une grande cape rouge et un marteau magique, nous fais pas Batman!)

Et je pense que ça valait le coup que quelques blagues tombent à plat, rien que pour le caméo de Docteur Strange (qui était à lui seul meilleur que tout le film "Docteur Strange") et surtout pour cette scène où Loki, déguisé en Odin, regarde une pièce de théâtre en son honneur, avec Luke Hemsworth qui joue Thor (DU GÉNIE) et Matt Damon qui joue Loki (MAIS LOL).

(On est d'accord qu'on a tous vu Matt Damon, j'ai pas rêvé?)

Ensuite, j'ai entendu pas mal de gens se plaindre du traitement de Thor, qui se fait pulvériser (littéralement et symboliquement) pendant tout le film, et que du coup ça colle pas avec les films d'avant.

Et là j'ai envie de dire MAIS HEUREUSEMENT!

Parce que c'est pas que les films d'avant étaient chiants comme la pluie, mais bon voilà quoi, si c'est pour voir un super-héros avec des super-pouvoirs super-rétamer des super-méchants pendant deux heures, je peux aussi bien aller voir littéralement n'importe lequel des cinq millions de films Marvel et DC qui sont sortis ces dix dernières années.

(Sans déconner, j'en ai ma claque.)

Là, la grosse baston bourrée d'effets spéciaux et vide de tout enjeu dramatique ne prend QUE vingt minutes du film. C'est pas idéal, mais c'est déjà un bon début.

(Prends-en de la graine, Man of Steel.)

La majorité de Thor: Ragnarok est en fait passée à déconstruire le personnage de Thor: il perd son marteau (tu vas me dire: comme dans le premier film, mais nan, il le perd pour de bon, genre y'en a plus, il est détruit), il perd ses pouvoirs (temporairement, certes, mais quand même), il perd son père, il perd sa maison, il perd son œil, il perd SA PUTAIN DE PLANÈTE je sais pas ce qu'il te faut de plus.

En fin de compte, je trouve ça rafraîchissant de voir Thor galérer autant dans ce film: ça rend le personnage plus attachant, et la bataille finale plus cool.

(Même si je suis quand même pleine de tristesse de voir qu'ils ont donné Fenrir à Hela.)

(C'est le fils de Loki, quand même!)

(Et d'ailleurs, tant qu'on y est, ça m'a fait un peu mal au cul de voir Odin mourir comme une victime en mode "Ha j'suis fatigué les enfants, bon hop tchao" alors qu'il est censé mourir dans la gloire et les flammes en se battant contre Fenrir – ce qui est autrement plus classe quand on est dieu de la guerre.)

Mais bon, on n'est pas ici pour pinailler sur la mythologie – à la place, je propose de pinailler sur des analyses symboliques.

Hela, la méchante du film, a un look super cool, mais à part ça reste très bateau en terme de méchant unidimensionnel Marvel – elle existe clairement juste pour avoir quelqu'un à tuer à la fin du film.


(Il ne manque à cette scène qu'un MOUAH HA HA.)

Mais tout de même, j'ai noté une partie intéressante lors d'un de ses trèèèès nombreux monologues (faut bien s'occuper pendant que Thor, Loki et Hulk sont en train de squatter tout le fun avec Jeff Goldblum sur la planète Tron).

En gros, elle dit qu'elle est vénère parce qu'elle était la chouchou d'Odin pendant leur période "mort et désolation", mais qu'une fois la conquête des neuf royaumes terminée, Odin a eu des scrupules et l'a bien vite bannie pour camoufler plus facilement son passé barbare, en mode "pif paf on repeint les fresques sanglantes avec des p'tites fleurs et des traités de paix, ha ha nan mais le passé c'est du passé hein, on va pas s'éterniser dessus, bon qui veut une chopine d'hydromel?"

Et là, tu vas peut-être dire que je pousse l'analyse trop loin, mais ça, selon moi, c'est clairement une pique envers le post-colonialisme (chose que Taika Waititi connaît bien, il est Néo-Zélandais et en partie Maori).


("Quoi? Ah non tout est joli par ici, on a repeint par-dessus les cadavres empilés partout, ça faisait désordre.")

Dans la même veine, beaucoup de spécialistes des peuples autochtones qui réfléchissent beaucoup trop ont vu l'histoire de la Valkyrie comme une représentation du colonialisme: une guerrière autochtone vaincue par une puissance extérieure, séparée de sa culture et de son pays, qui finit par trouver la rédemption en se reconnectant à ses racines.


Et de quelle couleur est son vaisseau? Rouge, noir et or – les couleurs du drapeau aborigène australien! COMME PAR HASARD!


(Bon, okay, c'est probablement un hasard.)

(De toute façon y'a des couleurs partout dans ce film, on se croirait au Planète Discopolis pendant la soirée 80's.)

Après, ne me fais pas dire ce que j'ai pas dit: c'est un film que j'ai kiffé, mais il est loin d'être parfait, notamment au niveau du scénario qui prend beaucoup trop les spectateurs par la main – j'en veux pour preuve les flashbacks de Thor quand il parle avec son père mort et qu'ils se disent en somme:

- Han, si seulement j'avais mon marteau!
- Nan mais mec t'es le dieu de la foudre, tu peux juste envoyer des éclairs partout.
- Eh mais c'est vrai ça! 


(PIIII - KAAA - CHUUUUU!)

Et non seulement c'est un peu con, mais ils nous font le coup DEUX FOIS dans le film – je peux encore accepter qu'il ait oublié le premier coup, mais la fois d'après, quand même, ça devrait être imprimé!

(3615 "les mots exacts que je répète à mes élèves quand ils me disent encore "He have a dog" au cinquième cours".)

(Has! HAS! C'est pourtant vachement moins compliqué que le français!)

Bref bref Brejnev, laisse-moi conclure cette analyse qui part dans tous les sens:

Est-ce que "Thor: Ragnarok" est le film de l'année? Clairement pas.

Est-ce que "Thor: Ragnarok" est le meilleur film des studios Marvel? Je pense que oui.

(En même temps, c'est pas trop demander non plus.)

(T'as vu Age of Ultron? On s'est fait chier comme dans la saison 2 de Walking Dead, on est d'accord?)

(Indice: si j'ai pas de scrupules à me lever pour aller pisser pendant la grosse scène de bataille finale, c'est que ton film est plat.)

(Je suis revenue dans le salon, Fla m'a dit "Quicksilver est mort", j'ai dit "Qui?". Ça te donne une idée de mon implication émotionnelle dans ce film.)

(Et ça vient de la meuf qui a pleuré devant la BANDE-ANNONCE de "Logan".

(Le Professeur X avait l'air si triste!)

Et toi, qu'est-ce que tu as pensé de ce film? (Oui, je pars du principe que tu l'as vu, sinon tu serais pas resté(e) lire tout cet article). Est-ce que tu l'as trouvé réussi, ou qu'il tombait à plat, ou que c'était pas assez sérieux? Est-ce que tu es allé(e) au cinéma juste pour voir Chris Hemsworth sur un écran géant et que du coup c'est la déception totale que j'aie pas intégré de photos de Thor torse nu dans cet article? 

(Allez, tiens frangine, je suis pas chienne.)

Des bisous!

dimanche 25 novembre 2012

brève littéraire

Et donc en ce moment je lis un bouquin de Victor Hugo.

(Je pars en Nouvelle-Zélande dans 3 jours, et je veux pas avoir l'air inculte auprès de mes nouveaux compatriotes, alors depuis l'an dernier je lis plus que des livres français. En mars j'ai fait tout Pagnol, et maintenant Hugo, voilà.)

(Je vais pas non plus me mettre à lire du Rousseau rien que pour le plaisir, hein.)

Et donc, je lis "Les Travailleurs de la mer", bouquin qui parle des gens sur l'île de Guernesey (ils te vendent le livre avec un combat pour la vie contre une pieuvre géante, en fait ça dure TROIS PAGES, merci bien pour la publicité mensongère).

Et, outre apprendre des coutumes funky de l'île (genre qu'une femme enceinte non mariée choisit le père de son enfant dans la population, et ensuite il est obligé de l'épouser - VDM), ce livre présente une particularité que j'ai bien vite notée : Victor Hugo se fout de la gueule des Alsaciens, à cause de l'accent.

Je sais pas si tu réalises ce que ça veut dire.

Ça veut dire que, déjà au dix-neuvième siècle (donc des années avant l'invention du journal télévisé), on se foutait de la gueule de l'accent alsacien!


Donc en fait, avant ça :

On avait déjà ça :



(Le pire c'est que c'est l'accent Haut-Rhinois. Droit au coeur.)

Quand je pense, QUAND JE PENSE qu'on a un collège à Colmar qui s'appelle Victor Hugo! Ben c'était bien la peine, tiens.

Le mec il se fout de notre gueule jusque dans ses ROMANS, et on décide de nommer un collège d'après lui, mais enfin c'est n'importe quoi ces histoires!

C'est quoi la prochaine blague? Nommer un collège "Napoléon III" pour son haut fait d'avoir cédé l'Alsace aux Prussiens? 

Non mais franchement.

(Sinon j'aime quand même Victor Hugo. Mais il a de la chance d'écrire si bien, sinon il aurait perdu une lectrice.)

(Comment il aurait trop eu le seum.)

(Heureusement qu'il a pas de compte Twitter, c'est moi qui te le dis.)

mercredi 21 novembre 2012

Ma soirée nanar avec Breaking Dawn


(Pas contents! Pas contents!)

L'autre soir, avec mes copines, on est allées voir "Twilight".

On est allées le voir parce que Clémence et Nono avaient lu le livre et qu'elles voulaient savoir ce que ça donnait en film, Marion elle a suivi parce qu'elle est cool comme fille, et moi j'ai suivi parce que je ne dis jamais non à une soirée nanar.

Et si on me dit "Quoi mais ça te fait pas chier de payer un ticket de ciné pour voir un film que tu sais d'avance que tu vas pas aimer?", sache, jeune ingénu, qu'à l'époque de ma lointaine jeunesse où les torrent n'existaient pas et où on devait louer des films au magasin de location de DVD (oui, je sais, OH MY GOD LA PRÉHISTOIRE-an), j'ai loué l'intégralité du rayon "interdit au moins de 16 ans" qui se trouvait derrière les portes coulissantes de saloon, dans un petit réduit du magasin. (y'avait aussi des millions de pornos juste à côté, c'était très embarrassant de franchir la porte, à chaque fois j'avais envie de hurler au magasin "J'y vais pour les films d'horreur, hein! Vous faites pas des idées.")

J'ai donc eu le plaisir de dépenser pas moins de 9 euros 50 (parce que je l'ai rendu 2 semaines en retard) pour "DinoCroc VS Super Gator", un film qui est la suite de "DinoCroc" (moitié dinosaure, moitié crocodile), et donc là il se bat contre un alligator géant, voilà, voilà.




(Pour le bonheur des yeux, je te file aussi la bande-annonce. Ceci n'est pas une parodie.)

On comprend donc pourquoi je n'étais pas échaudée par la perspective d'une soirée Twilight.

(Au fait, quand je dis "les torrents n'existaient pas", c'est pas tout à fait vrai. Ça existait déjà, ADSL et tout. C'est juste que j'étais une n00b de l'informatique parce qu'on n'avait pas d'ordinateur à la maison.)

(Les pires années de ma vie.)

Donc on est allées voir Twilight.

Alors je ne vais pas m'attarder sur l'indigence du scénario et les trous gros comme le poing que l'on trouve dedans, ni sur les ficelles scénaristiques (qui ressemblent parfois à des câbles d'amarrage), vu que d'aucuns l'ont déjà fait, et bien mieux que moi.

Je voudrais juste quand même soulever quelques points qui m'ont paru digne d'intérêt :


1) POURQUOI est-ce qu'un film au budget de 120 millions de dollars ne peut même pas se permettre d'avoir des effets spéciaux crédibles? (A défaut d'acteurs crédibles - LOL). (Sérieusement, la directrice de casting, je sais pas si elle va encore trouver du boulot dans sa vie.)

Pour comparaison, on va prendre un film totalement au hasard :



Personnage en CGI en 2000 dans Le Seigneur des Anneaux.




















Personnage en CGI douze ans plus tard dans Breaking Dawn.

(Fond vert ruleeeez! A dû crier à plein poumons l'équipe technique qui a commis cette monstruosité.)

(Sérieusement, les gars, on est en 2012 et vous pouvez pas vous payer la motion capture? Faut arrêter les conneries deux minutes, là.)

MAIS (et j’insiste sur ce point) , aussi difficile que ça puisse sembler à imaginer, les loups-garous ne sont pas les choses les plus moches dans ce film. 

(Ha putain la sale gueule que tu te payes, Grichka.)

Et d'ailleurs...


2) POURQUOI est-ce que Vladimir et Stefan (surnommés par mes soins Igor et Grichka une seconde et demie après leur entrée en scène) se tapent un faux accent russe de derrière les fagots (type "méchant de James Bond") alors qu'ils sont censés être Roumains?

- OK Noel, et là, tu dis "Chez nous en Russie, beaucoup argent et beaucoup femmes, oh oh oh, Vodka!"
- Mais... je dois prendre un accent russe alors que mon personnage est Roumain?
- Oh c'est bon, hein! Russe, Roumain, c'est kif-kif, ils parlent tous russe en Europe de l'Est de toute façon!
- Ben c'est-à-dire que...
- Bon, mec, t'es Canadien, de toute manière ça aura l'air faux, maintenant fais ce qu'on te dit!

(Encore une victime de la directrice de casting.)

(Et aussi, l'Amazone est Indienne, l'Égyptienne est Arménienne, l'Irlandaise est Canadienne (encore! Mais vous avez eu un prix de gros sur les acteurs secondaires, ou comment ça se passe?), et la Brésilienne est Mexicaine. Bienvenue sur les tournages Hollywoodiens.)


3) Je veux bien que Bella soit surnaturellement belle après sa transformation en vampire (ce qui n'est pas le cas de tout le monde *kof kofGrichka*), mais est-ce qu'on était obligés de lui mettre du maquillage outrageusement brillant pour la scène de combat? Ça fait pas super crédible :

- Aloooors, tout à l'heure je vais probablement mourir décapitée. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir mettre comme fard à paupières?
- Bella, faudrait y aller...
- Oh, deux secondes, Edward, j'ai pas fini de choisir mon rose à lèvres! Faut avoir le sens des priorités, un peu!




(En même temps, quand on va chasser en robe de soie...)



4) Je voudrais bien savoir ce qu'ils ont mis dans le café des accessoiristes, parce que je pense qu'ils se sont un peu trop enthousiasmés quand il était question de mettre en place les décors :

- Eh mec! Mec! 
- Quoi?
- Viens on met un objet trop con sur le plateau. On fait genre c'est un objet de décoration.
- Pffffrrrt, t'es con.
- Mais si, allez, ce sera fun! Et on le met bien dans le champ, pour que tout le monde puisse le voir!



(Ou alors, ils avaient perdu un pari. Je ne vois pas d'autre explication.)

(Oui, c'est une paire de ciseaux géante. Visible pendant un total de onze secondes. Ça te donne le temps de dire "What the fuck?" environ 5 fois.) 

Ce moment a un peu tué le moignon de crédibilité qui adhérait encore péniblement au film.

5) Je comprends volontiers que les fans de Twilight soient un peu neuneu, mais était-il vraiment nécessaire de finir le film sur ce dialogue :

- We have time.
- Forever.
- Forever.

PUIS d'enchaîner sur une image du livre à la dernière page disant "Forever", PUIS de surligner le mot "Forever", PUIS de traduire dans les sous-titres par "Forever = A jamais"?

(Nan, parce que, tu vois, je pense qu'ils ont compris le message, là, quand même.)

Pour finir, et afin que tu comprennes vraiment ce que j'ai enduré pour toi lecteur, je te laisse sur la dernière image du film :


(Tu noteras que personne ne brille malgré le soleil - au moins ils sont constants dans l'incohérence.)

Donc, maintenant que tu as vu ce que je me suis farci juste pour pondre un article pour ton amusement, je voudrais bien que tu récites devant ton ordinateur : "Je vous salue, Chacho, qui avez souffert pour nos péchés".

Ci-mer.