vendredi 15 janvier 2010

Car le bois, c'est merveilleux



J'ai grandi dans la montagne.

(Au cas où t'as zappé les huit cent derniers messages de mon blog.)


Chez moi, construire des choses artistiques avec des produits naturels, c'est un sport national. Presque toute la famille s'y met. (Tout le monde sauf ma soeur. Ma soeur elle aime pas les choses qui viennent de la nature, elle trouve que ça pue. Son métier c'est changer des couches pleines de diarrhée, mais de l'écorce de sapin, ça pue. Tout à fait.)


En 1995, on a fait un petit train avec les aiguilles du mélèze du jardin (avec la locomotive et tout), mais je l'ai cassé en voulant m'asseoir dessus.


En 1996, on a fait un igloo en utilisant uniquement la neige de la terrasse. Il était tellement solide qu'il a duré jusqu'à mars, et je l'ai utilisé tout l'hiver pour stocker mes armes en bois : un arc, des flèches, une épée, un bouclier, un nunchaku, une morgenstern avec des clous et tout, et un bâton chamanique qui n'était pas tout à fait une arme, sauf si on y croyait vraiment très fort. (Mais faut pas croire, mon papa était très vigilant au sujet des armes dans les mains de sa fille de huit ans : il m'a pas laissé planter les clous dans la morgenstern moi-même, c'était dangereux.)


En 2000, quand le peuplier est tombé à cause de la tempête, on a fait des planches nous-mêmes pour construire une cabane dans les arbres. (Assez grande pour que trois personnes tiennent dedans, et avec tout le confort moderne : échelle, mot de passe intégré, stock d'arme, bonbons chourés à Mamie, la totale.)


Et évidemment, chaque année où il y a de la neige (donc chaque année, quoi), on fait un bonhomme de neige.


Alors maintenant des gens se foutent de ma gueule, pour pas les nommer, Sarah, Flaxounet et Floxinou (j'adore ces surnoms). Soi-disant que je suis idéaliste, et maniaque, et psycho-rigide.


Attention, je ne dis pas qu'il y a pas eu des temps difficiles. Certaines années, il y avait pas assez de neige. Certaines années, la neige était poudreuse et ne collait pas, et on devait verser de l'eau sur le bonhomme en formation et attendre que ça gèle. Et puis bien sûr, il y a eu cette terrible année où on venait de donner la dernière carotte à l'âne de Saint Nicolas, et où on a dû fabriquer un nez avec un litchi (ça lui donnait un air de soûlard assez marrant).


Mais y'a des trucs qu'on fait pas. Comme construire un bonhomme de neige sans cou. C'est de la cruauté pure et simple. Après, quand il prend vie la nuit, il peut même pas tourner la tête pour regarder autour de lui.



(Bon j'aime pas trop cet article, mais j'aime beaucoup cette photo, et je voulais prouver à Sarah qu'on peut faire des bonshommes de neige avec un cou. Mais vous inquiétez pas, je suis en train de vous concocter un article aux petits oignons, ça viendra bientôt.)

dimanche 10 janvier 2010

On a toujours besoin d'un petit pois chez soi


(Reconnaître ses enfants au couvre-chef, un système qui a ses limites ?)



Il était une fois des parents irresponsables. Ou peut-être qu'ils étaient juste catholiques.


Quoi qu'il en soit, ils avaient sept gamins et pas une thune. Et comme si c'était pas assez la joie comme ça, leur dernier fiston était tellement petit qu'on pouvait le prendre dans la main (tu me diras, ça coûte pas cher à nourrir au moins).


Et comme les parents s'étaient déjà cassé la tête à trouver six prénoms masculins et qu'à eux deux ils avaient un Q.I. de film de Michael Bay, ils ont trouvé une super feinte et ont appelé le fils Poucet, parce qu'il était grand comme un pouce. (Ils avaient aussi un perroquet qui s'appelait Coco et un chat qui s'appelait Minouche. C'étaient des vrais gagnants.)


Or, voici que survient la disette. Les parents, qui ont pas fini d'être des salauds, crèvent la faim pendant trois jours pour la forme, puis décident d'aller perdre leurs enfants en forêt pour pouvoir bouffer leurs rations. (Pas juste un ou deux bambins, non, toute la troupe, comme ça pas de favoritisme. Ils étaient salauds mais justes. Un peu comme Double-Face dans Batman.)


(Même qu'une fois dans un épisode Double-Face a capturé Batman et lui a enlevé sa Bat-ceinture, et il tire à pile ou face et ça tombe sur pile, eh ben il relâche Batman ! alors que ça fait dix ans qu'il lui colle au train ! Moi je trouve ça beau.)


Le matin venu, papa et maman emmènent les enfants loin loin dans la forêt sous prétexte d'aller couper du bois (genre y'a pas du bois juste devant la maison, c'est une FORET hein) mais les gamins ont tous été bercés un peu trop près du mur et ne mouftent pas.

Seulement, le Petit Poucet est un sale gosse qui adore se mêler de ce qui le regarde pas (comme sa petite taille le laissait à deviner), et il avait entendu la conversation des parents la veille au soir.
Du coup, il avait rempli sa poche de cailloux blancs, et ils les jetait derrière lui à intervalles réguliers, discretos. (Mais non maman je regarde une fleur, mais non maman je voulais juste ramasser cette pomme de pin, mais regarde maman y'a du caca d'écureuil c'est fantastique quand même.)

Pendant ce temps, la nuit tombe, et les parents en profitent pour se carapater et laisser leurs enfants à la merci des bêtes sauvages (genre les blaireaux, ou les piverts. C'est vicieux un pivert, faut pas croire.)


Les enfants pleurent et hurlent à la mort, mais Poucet leur indique les cailloux qu'il a semés, et qui sont sans doute constitués d'Ithildin (comme sur les portes de la Moria) vu qu'ils réfléchissent la lumière de la lune. Ils rentrent à la maison sains et saufs, les parents font semblant de se réjouir et de regretter leur action, mais en réalité, le lendemain, ils décident de les re-perdre.


Le lendemain, il se passe exactement la même chose que la veille, et les enfants rentrent à nouveau à la maison. (A ce point de l'histoire, on a quand même envie de leur dire "Take the hint".)


Les parents, qui sont un peu moins cons que ce qu'on pensait au départ, se rendent compte que c'est leur plus jeune fils qui les trahit à chaque tentative d'abandon. Ils passent donc la nuit à le surveiller, et le Petit Poucet n'a pas l'occasion d'aller ramasser ses cailloux d'Ithildin. Le lendemain, il trace un chemin avec la seule chose qu'il a sous la main : des miettes de pain.


(Là c'est le moment où le lecteur se tape le front avec la paume de la main en criant "Putain y'a vraiment rien à sauver dans cette famille".) Car, eh oui, dans la forêt, il y a des oiseaux. (Rappelle-toi, je t'ai parlé des piverts y'a pas longtemps.) Les oiseaux mangent les miettes de pain, et voilà nos sept garçons bien dans la merde.


Ils errent dans la forêt pendant une partie de la nuit, quand soudain, une lumière au loin ! Malheureusement pour les gamins, une personne qui se gèle volontairement le cul dans une hutte au fond des bois, à l'écart de toute civilisation, est rarement animée des meilleures intentions. Et pour preuve, dans cette maison vivait UN OGRE !

L'ogre avait choisi de vivre en autarcie complète histoire de pas se manger des fourches de paysans dans le cul à chaque disparition d'enfant (c'est parce qu'il y avait pas du Juif dans le coin à blâmer, alors tout retombait sur l'ogre). Cependant, pour ne pas avoir à marcher quinze jours juste pour chercher de l'huile au Huit à 8, il avait des bottes de sept lieues (qui, comme leur nom l'indique, permettaient de parcourir sept lieues en une enjambée. J'ai fait mes conversions parce que j'aime aller au fond des choses, et sept lieues, ça fait 28 kilomètres. Tu rends compte ? Ça fait Colmar-Soultzmat ! Sans même passer par la nationale, direct t'enjambes le vignoble !)


Les enfants inconscients frappent à la porte (même le Petit Poucet n'a pas son Spider-sens qui le titille, quel blaireau) et c'est la femme de l'ogre qui leur ouvre.


La femme de l'ogre avait épousé l'ogre pas du tout de force, et ne vivait pas du tout dans la terreur d'être mangée. Donc, en voyant sept enfants débarquer devant sa porte, son premier réflexe c'est de se dire "YES !". Elle les fait entrer l'air de rien, leur donne à manger, et leur installe sept lits, bien proprement alignés en face des sept lits où dorment les sept filles de l'ogre. (Quatorze enfants dans une même pièce. Déjà ça, c'était pas une bonne idée à la base. Après on s'étonne qu'ils foutent tout en l'air.) Puis elle va attendre son mari en se frottant les mains.


Cependant, le Petit Poucet fait turbiner ses méninges fatiguées le plus fort qu'il peut (pendant que ses frères pioncent sans souci, y'avait juste écrit "Maison de l'ogre" devant la porte, mais à part ça rien à craindre). En désespoir de cause, il décide de prendre les bonnets des têtes de ses frères, et de les échanger avec les couronnes des filles de l'ogre.


Et le pire c'est que ça marche !


L'ogre rentre bredouille de sa chasse à l'humain, passe le seuil de la porte, "Ça sent la chair fraîche" toussa toussa, puis il s'aventure dans la chambre pour un petit casse-croûte. Il s'avance vers les lits des garçons, touche la tête du premier, sent les piques de la couronne, et se dit "Oh tiens, ma femme a changé les lits de place ! Heureusement que j'ai vérifié très consciencieusement avant de manger mes filles !" Il va du côté de ses filles, touche les bonnets, et se dit "Ah ben oui, super, c'est pas mes filles, mangeons-les !"


Là je tiens quand même à faire remarquer qu'un père qui reconnaît ses enfants à leur couronne, je doute que son cœur déborde d'amour et de tendresse paternelle. Et puis bon, avant de les manger toutes les sept, tu penses pas qu'il y aurait un moment dans le repas où il s'arrêterait pour checker si c'est bien les bons enfants qu'il mange ? Il a une chance sur deux de manger les mauvais gosses dans la pièce, mais ça l'arrête pas plus que ça. En plus, je sais pas, mais des filles, ça doit pas avoir le même goût que des garçons ? On penserait qu'en tant qu'ogre, il aurait les papilles plus développées.
Bref.

Pendant que l'ogre mange ses enfants, le Petit Poucet et ses frères s'enfuient. L'ogre, une fois qu'il a bien mangé tous les enfants de la pièce, allume la lumière (bon timing, vieux) et réalise que ah non, c'étaient pas les bons gosses !

Au lieu de se suicider comme tout être humain normal qui viendrait de manger ses enfants par erreur, il se met à poursuivre Poucet et ses frères avec ses super bottes de sept lieues.
(Ce qui signifie que dans l'intervalle, Poucet et ses frères ont parcouru au moins 28 bornes. Balèzes, les mecs.)

Mais, même avec des bottes de sept lieues, on fatigue vite. (En plus l'ogre est tout plein des sept enfants qu'il a bouffés, ça doit peser sur l'estomac.) Il s'arrête donc sur une pierre et s'endort comme un gros sac. Or, le hasard fait bien les choses, le Petit Poucet et ses frères étaient cachés sous cette même pierre ! (On sait pas trop comment ils peuvent se cacher
sous une pierre, à moins d'être plats comme des blattes, mais passons.)

Le Petit Poucet laisse ses frères galérer pour retourner au bercail (rappelez-vous, ils étaient perdus) et il vole les bottes de sept lieues à l'ogre. Il retourne chez l'ogre pour trouver la maison vide (la femme de l'ogre attendant juste un bon prétexte pour retourner chez sa mère, et un homicide massif constitue, ma foi, un prétexte bien valide). Il chope tout l'argent de l'ogre et retourne l'amener à ses parents.


Pas rancunier, le gamin.

Moi je les aurais laissé crever de faim et j'aurais construit une maison en pain d'épice juste à coté de chez eux, rien que pour les narguer.
(Ah non, ça c'est encore une autre histoire.)



Morale de l'histoire : Perrault a dit (dans les grandes lignes) "Ah ça pour discriminer les petits y'a du monde, bande d'enculés, n'empêche que des fois ils vous sauvent le cul et là vous dites plus rien" (on sent pas du tout un complexe latent). Je trouve que ça se passe de commentaires. Les petits déchirent tout.


vendredi 8 janvier 2010

L'Angleterre ça pue.



Cet endroit est une excuse pour un pays.


Ça suffit pas qu'ils aient pas de vraies céréales, mais seulement des Weetabix ? Les trucs tout mous et spongieux, pleins d'avoine et de fibres, et sans sucres ? Tant de choses saines en un seul produit, mais bordel c'est le PETIT DÉJEUNER ! Petits pains au chocolat et lait-miel, Schokos-Lebkuchen et tartines de Nutella, tout ça c'est fini et j'ai un peu envie de crier "mon royaume pour un croissant au beurre". (En plus l'usine de Weetabix est à dix kilomètres de Kettering, alors tout le monde est dans le trip "achetons tous des Weetabix histoire de pas se retrouver au chômage tout de suite")


(Et quand c'est pas des Weetabix c'est du porridge, et je refuse de manger de la bouffe qui ressemble à du vomi, je suis encore dans la Matrice alors ça vaut pas le coup.)

Ça leur suffit pas non plus d'avoir pas d'eau tiède, pas d'isolation, pas même de double vitrage ? Chez moi je sens le vent qui souffle à travers les fentes autour des fenêtres, au boulot y'a de la mousse qui pousse à l'intérieur, et l'autre jours en salle des profs, je te jure sur ma vie, y'a des flocons de neige qui sont entrés alors que la fenêtre était même pas ouverte.


Mais non, en plus de ça, il faut que ce soit un pays de flipettes qui se paralyse au moment où deux flocons et demi tombent sur Londres.


(Bon c'était pas vraiment deux flocons et demi. Plutôt deux millions de flocons et demi. Et ils auraient fait pareil à Paris, je sais. Mais Paris aussi c'est des flipettes.)



Donc la neige a vraiment bien fait son boulot : y'en avait pas assez pour fermer mon école, ce qui fait que les gamins ont passé leur semaine à scruter les fenêtres et à donner des mises à jour régulières et très discrètes :



- Donc Sophie, ta chanson préférée du CD c'était "Les Champs-Elysées". Donc les Champs-Elysées, c'est une grande avenue très chère à Paris....

- UN FLOCON !!!


Cinq têtes se tournent à l'unisson vers la fenêtre où flotte une minuscule particule de neige, qui fond avant même de toucher le sol.


- Bon, oui, il neige, on peut revenir à la leçon ? (j'assure, je suis pro). Donc les Champs-Elysées, c'est un symbole de Paris...

- Tu penses qu'on pourra sortir plus tôt ?

- ... un peu comme la Tour Eiffel....

- Faudrait qu'il se mette à neiger plus que ça quand même.

- ... ou encore le Sacré-Coeur, qui est une sorte de grosse église....

- Par contre s'il fait assez froid, y'aura du verglas !

- Oh ouais, du verglas !

- Ouais, prions pour du verglas !

- ... ou encore l'Arc de Triomphe, qui ne se trouve pas sur le terrain de basketball donc je vois pas trop pourquoi vous regardez tous par la fenêtre.
C'était amusant.

Cependant, par une distorsion bizarre du continuum espace-temps, il a neigé assez à Londres pour fermer le deuxième plus grand aéroport du pays
, soi-disant pendant un jour, mais en réalité pendant trois jours, ce qui fait que Professeur Flaxou, qui devait venir mercredi, finalement ne viendra pas du tout.

Merci l'aéroport de Gatwick, genre vous vous faites pas assez d'argent en vendant du duty-free-tutti-frutti pour vous acheter une pelleteuse, un chasse-neige, un lance-flammes, n'importe quoi pour que je puisse voir mon fiancé avant six semaines.


(Mon fiancé, huhuhu)


Donc voilà, félicitations l'Angleterre, je savais déjà que vous étiez une nation de gens bizarres, mais je pensais pas que vous aussi, vous aviez peur que le ciel vous tombe sur la tête.


(On sait pas, peut-être que la neige, c'est des bouts de ciel. Ça pourrait être possible. Après tout, ce pays est un Triangle des Bermudes météorologique, alors plus rien ne m'étonne.)


Et si vous avez besoin d'une preuve que les Anglais sont trop bizarres, voici qui devrait vous convaincre :


En Angleterre, tous les cygnes (oui, les cygnes, les gros piafs blancs possédés par l'esprit du Malin) sont (accrochez-vous à vos slips) propriété officielle de la Reine.


Eh ouais, bébé !

dimanche 3 janvier 2010

La perle de l'année !



Comme le mois de décembre n'était pas assez long pour me donner une perle du mois, j'ai pris toutes les gagnantes, et comme ça vous pouvez élire la perle de l'année ! 


EDIT : et la gagnante est....


2) - De toute façon c'est bidon la demande en mariage le genou à terre. C'est pas comme si ça allait arriver dans la vraie vie.
- Moi, je le ferai pour toi.

- Oh, c'est vrai ?
- Ben oui. C'est le seul moyen que j'aurai de te regarder en face.



 


1) - Elle a l'air bizarre cette patate.
- C'est un miroir.


3) - Ma grand-mère disait que les carottes ça donne une bonne vue, et l'autre grand-mère disait que ça fait des belles fesses.
- C'est pour ça que t'as des lunettes et un gros cul.

4) - Pourquoi Jay est roux ?

- Dieu l'aimait un peu moins que les autres.
(Cyril)

5) - C'était la soirée où Flo était torché.
- J'avais échangé mon portable contre une tarte flambée.


6) - Alors les témoins de Jéhovah préfèrent mourir que de recevoir une transfusion ?

- Oui. Ça s'appelle la sélection naturelle.

7) - Gutemberg je suis sûre qu'il a inventé l'imprimerie pour reproduire des photos de cul.
- "La Bible : en cadeau, un poster de Marie toute nue"


8) - A mon avis il a des poils que depuis qu'il sort avec Sarah.
- Pourquoi ? C'est contagieux les portugais ?


9) - Un jour y'a une gamine sur mon blog qui m'a dit "quand je serai grande je voudrais être comme toi".

- Tu lui as dit que t'étais pas grande ?

10) - Et tu étudies quoi en ce moment ? (Ma mamie)
- Je fais des expériences sur les bactéries.

- Et t'as pas encore trouvé un antidote contre Charlotte?




Et là, je mets juste mes préférées (alias "Mais enfin pourquoi personne a voté pour elles, c'est trop marrant!")


"Dix-sept ans plus tarte" ma prof bulgare

"Jay il a du charisme * air rêveur* Comme Sarkozy" Coralie

"Rihanna je la taperais juste parce qu'elle est belle. Mais comme elle se fait déjà taper par son copain... ça va !" Sarah

"On voit la raie du cul d'mes pieds !" Sarah

"Verlaine c'est aussi un nom de tisane... mais c'est pas pareil" Sarah

"Sunday with a flu c'est un dimanche où tu vois trouble ?" Flavien

"J'ai pas aimé ce film de Tarantino... Charlie Brown" Flavien

"Quand on voit sa tête, on dirait qu'elle se lave le visage avec un piège à loups" Cyril


- En cours de cinéma on a étudié "la chienne"
- Ah, je l'ai vu !

- ....

- Mais ça devait pas être le même.


- Tu coucherais avec Cyril ?
- Je suis pas assez bourré pour ça.

- Et s'il avait des nichons ?

- ... Je peux rien te promettre.


- Même moi j'ai jamais montré mes seins à Cyril.
- T'aurais dû.
- Il serait parti plus vite. (Jay)

- Oh t'es trop chou ! T'es chou à la crème !
- Toi t'es chou croûte.


- J'ai même pas de pied de biche !
- Mais c'est pas grave, t'as des belles fesses.

- Il gît. Tu l'as laissé gîre.
- Comme Richard ?

- Quand j'étais petite j'étais casse-cou.
- Et t'as évolué en casse-couilles ?

- J'ai pas le cul plat ! J'ai le cul plupleux !
- Plupleux ? Plupleux que tes yeux ?

- C'est quoi un sophiste ? (Flo)
- C'est un mec qui a eu beaucoup de malheurs.

- J'ai des problèmes de coordination.
- Tu n'es donc pas une conjonction.

- Ils vont pas me plaire tes cadeaux, j'ai pas ce qu'il faut pour m'en servir.
- C'est des soutifs ?

- C'est le premier ministre italien. (Nono)
- Berlusconi.

- Son prénom ?

- Antonio.
- Non.

- Ramucho !


- Fla il bave beaucoup.
- C'est parce que je suis le roi de la bave. Je suis un Bavarois.


- Non Fla remets-toi dans le trou, c'était marrant !
- C'est ce qu'elle dit quand vous faites l'amour?


- Aujourd'hui j'ai regardé la petite maison dans la prairie. Ça m'a fait penser à Charlotte. (Coralie)
- Pourquoi ?
- Y'avait un nain.


J'aime commencer mon année avec une poilade.

samedi 2 janvier 2010

Et surtout, la santé !



Pour fêter cette nouvelle année, mon premier rêve de 2010 (l'année de la saucisse). Je me suis dit que ça annoncait bien la couleur pour le reste de l'année.



On allait chez le père de Professeur Flaxou, qui habitait plus sur une île perdue au large de l'Afrique, mais dans le Sud de la France (c'est tout de même moins exotique) et puis on allait dormir, mais je me levais très tôt le matin pour aller dans le village à cause de la manif.

(Vous avez vu comme la France m'empoisonne à distance ?)


Seulement, comme c'était très tôt le matin, je me disais "Oh ben c'est pas la peine de mettre des habits alors, personne va me voir !" Donc à la place de m'habiller, je restais dans ma tenue de dodo (Culotte Petit Bateau + T-Shirt offert par les profs de mon séjour linguistique, à thématique"la Pologne, ouah comment ça déchire") et je partais pour le village à travers la forêt, mon sac de couchage sur l'épaule.


(Heureusement, on était en été dans mon rêve, donc je me gelais pas trop les miches. Je garde quand même un minimum de confort températural dans mes rêves.)

Mais le temps que j'arrive au village, j'avais sommeil, alors du coup je me couchais sur le trottoir dans mon sac de couchage et je m'endormais.
Et quand je me réveillais, il y avait un grand soleil et j'entendais les bruits de la manif qui s'approchaient, et je me disais "Ils vont passer par ma rue".

Et là d'un seul coup je me suis dit "Ah mais ! Je peux pas rester là à dormir par terre ! Ils vont me prendre pour une clocharde !" (Se dit-elle après avoir passé la matinée à ronfler la tête dans les vieux chewing-gums et les mégots de clope froide.)


Donc du coup je voulais rentrer chez le père de Fla, mais soudain, deuxième réalisation : "Ah mais j'ai pas d'habits ! Tout le monde va voir ma culotte !"


(Pendant ce temps, la manif se fait de plus en plus proche, on peut maintenant entendre distinctement "Si tu savais ta réforme ta réforme ta réforme où on s'la met". Suspense.)


A ce moment-là j'ai décidé de faire un truc super logique et raisonnable : je me suis mise dans mon sac de couchage, et je suis rentrée comme ça, en sautillant tout le long du chemin comme un Animorph-kangourou.


(Mon nouveau but, pour 2010, c'est de rester toujours très distinguée dans mes sujets d'écriture.)




PS : Et bonne année à tous ! J'espère que vous vous êtes tous couchés à minuit deux, parce qu'il faut jamais abuser des bonnes choses.