lundi 15 juillet 2013

Man of Steel (man indeed)


(La seule explication possible à la raison pour laquelle Superman pensait que son déguisement allait marcher.)

Récemment, je suis allée au cinéma pour voir le dernier Superman.

J'ai pas tout à fait regretté d'avoir payé 20 dollars pour le voir, mais presque.

Déjà parce que les 50 dernières minutes de film, c'était uniquement des plans de Superman en train de fracasser des immeubles, et les scènes d'action à rallonge, je suis pas fan.

(En plus j'veux pas dire, mais les gens qui acclament Superman à la fin en disant "ouah merci Superman tu as sauvé la ville!", ils ont oublié les centaines de gratte-ciel démolis pendant les heures de bureau, et donc probablement les milliers de cadavres ensevelis sous les décombres?)

(Au moins, Batman, il a la décence de travailler la nuit.)

Donc j'étais pas fan des scènes d'action, et j'ai pas trop aimé l'intrigue non plus, étant donné le que scénario tenait pas vraiment debout, mention spéciale à Kevin Costner, qui joue le père le plus con du monde.

(Le pauvre, il devait vraiment avoir besoin de thunes pour accepter ce rôle.)

Sérieusement, je te donne la situation initiale, tu jugeras pas toi-même :

- Oh non, une tornade! Allons tous nous mettre à couvert!
- Ha non, chéri! J'ai oublié le chien dans la voiture!

Que va décider le père de Superman face à cette situation?

1. "OK, Clark, toi qui as des super-pouvoirs, va discrètement sauver le chien. De toute façon tu seras au milieu d'une tornade, à peine visible, et on a trois pékins comme témoins potentiels, personne ne les croira jamais, on est tranquilles."
2. "Non, Clark, il ne faut à aucun prix risquer de compromettre ta couverture! Tant pis, on laisse crever le chien, c'est un peu triste mais faut pas déconner, c'est qu'un clébard après tout."
3. "Ne sois pas stupide chérie! Quand on a tous quitté la voiture, j'ai pensé à laisser sortir le chien, vu que je ne suis PAS con comme un balai."
4. "Ha nan, le chien! Bon, je vais courir au milieu de la tornade pour le faire sortir de la voiture, puis je vais rester planté là comme une courgette et me laisser crever au lieu de ne serait-ce qu'au moins essayer de courir me mettre à l'abri."

Non mais franchement, qui m'a pondu un crétin pareil.

(J'ai cherché pour voir si, sur la pierre tombale, il y avait écrit : "Ci-gît Monsieur Kent, mari aimant, père dévoué, accessoirement aussi l'homme le plus con du monde", mais non. Déception.)

Donc, résumons : J'ai pas aimé les scènes d'action, j'ai pas aimé l'intrigue, j'ai pas aimé le scénario.

La seule raison pour laquelle je suis somme toute assez contente d'avoir dépensé 20 dollars, la seule raison, c'est lui :




Henry Cavill.

(Dont j'étais déjà tombé follement amoureuse dans Les Tudors, fallait bien ça pour me taper 3 saisons de cette série abyssalement chiante.)

Henry Cavill est la perfection incarnée. Son visage a été modelé par des anges, et son corps je t'en parle même pas parce que rien que sur cette photo tu peux voir ses pectoraux à travers son T-Shirt.



Je l'aime. Je veux l'épouser et lui faire des enfants. Je veux passer la main dans ses cheveux. Je veux mettre mon petit doigt dans la fossette de son menton.

Mais c'est pas de ma faute, ce salaud de Zack Snyder a bien cerné son public.

En effet, "Man of Steel" est rempli jusqu'à ras bord de scènes complètement inutiles, mais qui sont juste des énormes excuses pour se faire tortiller les filles (et les garçons, ne soyons pas sexistes) sur leur siège de cinéma.

Du genre, dans une scène, Superman sauve des marins sur une plate-forme pétrolière, torse nu. OK, pourquoi pas, c'est un choix stylistique.

Mais est-ce que tu veux vraiment me faire croire que la scène où on voit Superman sortir de l'eau et piquer une chemise qui sèche sur un fil, elle sert à quelque chose? Est-ce qu'on n'aurait vraiment pas pu faire avancer l'intrigue sans montrer Henry Cavill mouillé et à moitié à poil?



(Nan mais c'est bon, j'ai rien dit.)



(Faudra quand même qu'on m'explique pourquoi je fantasme toujours sur des gars sales et barbus, alors que dès que Professeur Flaxou sent un peu la sueur ou oublie de se raser, je le renvoie à la salle de bains manu militari.)

(Le cœur a ses raisons que la raison ignore.)

J'ai tenu deux jours à me dire "Chacho enfin t'es une adulte, sois raisonnable bon sang de bonsoir!". Et puis j'ai mis sa photo en fond d'écran.

(Bonjour, j'ai 15 ans.)

(Je m'en fous. Maintenant, le matin, j'allume mon pc et j'ouvre même pas internet. Je regarde juste mon écran.)

En plus, je suis contente, puisque ma traditionnelle recherche de petite stalkeuse sur Internet m'a révélé qu'il avait seulement 30 ans! 30 ans! Mais c'est parfait! C'est pas trop vieux! On peut tout à fait se marier, vivre heureux, et mourir ensemble d'un âge avancé après une vie passée dans le champagne et la luxure.

(C'est bon, me juge pas. Je peux plus fantasmer sur Robb Stark, faut bien que je me rattrape.)

Mais je tiens quand même à préciser que je ne suis apparemment pas la seule personne à kiffer le nouveau Superman, puisque quand j'ai cherché Henry Cavill sur google search, je me suis instantanément vu proposer  ça :



(Ou comment briser les rêves des jeunes filles.)

Encore mieux, mate un peu les suggestions de Google images quand je recherche "man of steel" :



(Ha Google, tu sais parler aux femmes.)

PS : En exclusivité mondiale, la réaction de Professeur Flaxou à ma nouvelle obsession :

- T'as dit qu'il jouait dans quoi, avant?
- Les Tudors.
- C'est bien?
- Nan, pas vraiment. L'intrigue avance pas vite, du coup, c'est quasiment que des scènes de cul interminables, juste pour garder des téléspectateurs accrochés.
- Ah? Je vais la télécharger.
- ...
- Juste pour me faire ma propre idée.

(Du coup, tout le monde est content.)

vendredi 5 juillet 2013

Vis ma vie de fausse toxico.

Et donc, en ce moment, je suis en train de renouveler mon visa.


(Oui, je sais, mais le retour en France c'est pas pour tout de suite. Pleure pas, petite sirène.)

Et pour ça, je dois remplir plein de papiers, emmerder mes amis pour qu'ils témoignent que j'existe vraiment et que je vis vraiment en Nouvelle-Zélande, et emmerder mon patron pour qu'il remplisse plein de papiers aussi (des trucs pour dire "si si je la connais, elle bosse chez nous, non mais vraiment j'vous jure c'est pas des bobards").

D'ailleurs, il paraît que, des fois, les gens de l'immigration peuvent même débarquer comme ça à l'improviste à ton bureau. Histoire de voir si je bosse vraiment, des fois que mon patron et moi, on fasse tous les deux partie du crime organisé (après tout, il est Russe, ça se comprend).

(Enfin, s'ils débarquent comme ça à mon boulot, ils vont bien rigoler les fonctionnaires, moi je bosse de nuit.)

Et en plus de tous ces papiers, je dois aussi passer un examen médical complet.

C'est donc le cœur rempli d'allégresse tu t'en doutes que je suis allée à mon rendez-vous de lundi matin. Ma première visite chez le médecin depuis que je suis ici! (Ce climat me réussit.)

La visite médicale pour l'immigration, c'est comme une visite médicale normale, sauf que chaque personne que tu vois te demande ton passeport (vous pouvez pas le photocopier une fois pour toute, les gars? Ou, je sais pas moi, vous passer le mot?). Sinon c'est tout pareil.

J'étais chez une dame qui a pris ma tension et a vérifié si je savais lire la toute petite ligne de texte avec exprès des lettres traîtres (va faire la différence entre un H et un N quand t'es à un kilomètre de l'affiche, toi). Elle m'a aussi fait monter sur la balance, même si je trouve que c'était pas très fair-play de sa part.

- Enlevez vos chaussures et montez sur la balance, s'il vous plaît.
- Hein? Juste les chaussures? Mais c'est pas du jeu!

Madame le médecin, je te mets au jus si jamais t'es pas au courant, mais chez les mous du bide, on a certaines règles regardant la balance : c'est-à-dire qu'on se pèse à poil, et le matin, avant d'avoir mangé. Comme ça on enlève le plus de poids parasite possible et on a un tout petit peu moins envie de pleurer quand on lit le chiffre fatidique.

(Des fois même je fais pipi alors que j'ai même pas envie, juste pour enlever encore un peu de masse.)

Donc, je tiens à dire à la madame médecin : j'avais au moins un kilo de fringues sur moi, et en plus je venais de manger et en dessert j'avais pris un cookie (si j'avais su!) donc steuplaît ne me juge pas, ci-mer.

Et puis, en vrac, j'ai aussi passé un examen où on a regardé mes yeux, mes oreilles, ma bouche et même mes trous de nez (POURQUOI?), une radio des poumons des fois que j'aurais la tuberculose et que je l'aurais embarquée clandestinement (genre je viens d'un pays qui a la couverture maladie universelle, mais je veux me faire soigner ici, NORMAL), et une prise de sang qui a été prise avec les pieds.

Ou alors c'est que l'infirmière c'était son premier jour, je sais pas trop.

(WARNING : si tu es phobique des aiguilles, saute quelques paragraphes.)


Parce qu'elle a passé dix minutes à me poker les veines du bras droit (celui que je donne aux dons du sang parce qu'il a la bonne veine bien bleue qui dépasse et tout) avant de me piquer (non sans avoir précédemment dit "vous pouvez tourner la tête si vous voulez", nan mais tu sais pas à qui tu t'adresses ma petite madame je suis une warrior).

Et là, je te jure que j'aurais bien aimé avoir détourné la tête, parce qu'en 7 ans de dons du sang j'avais encore jamais vu ça :

La meuf a planté l'aiguille dans mon bras. Mais y'a pas de sang qui est sorti!

(Elle avait raté la veine, cette pignouf. Y'a une grosse ligne bleue au milieu de mon bras, et elle avait piqué pile à côté, dis donc!)

Du coup, elle a sorti l'aiguille à moitié. Puis elle a commencé à touiller à l'intérieur de mon bras avec le reste de l'aiguille pour trouver ma veine!

(Là, j'avoue, warrior que je suis, je me sentais un peu chelou.)

Finalement, au bout de quelques secondes de cache-cache la veine, elle a sorti l'aiguille (toute propre et tout! Mais on a pas de sang dans le corps en dehors des veines, ou quoi?), elle m'a regardé d'un air peiné, et elle a dit :

- Bon, je... vais essayer l'autre bras, hein.

Finalement, ça a marché sur l'autre bras, youpi youplà. (Sauf que maintenant je me trimballe des cicatrices de junkie sur les deux avant-bras, ah ça va aider pour mon évaluation avec le département de l'Immigration, tiens.)

Mais j'en veux pas à l'infirmière, je crois qu'elle était débutante (après tout faut bien commencer quelque part et autant que ça soit avec moi). Parce qu'après la piqûre, je lui ai dit :

- Je peux avoir un verre d'eau?

Et elle m'a regardé avec un air de panique intense en disant :

- Vous vous sentez mal?
- Non non, j'ai juste un peu soif.
- Vous êtes sûre? Vous avez pas la tête qui tourne?
- Non, juste soif.

(En fait j'ai pas osé lui dire, mais on m'avait demandé de faire pipi dans un flacon juste avant, et je m'étais pas réhydratée.)

Elle a quitté la pièce à reculons en disant :

- Je vais chercher de l'eau. Bougez pas! Je reviens tout de suite. Bougez pas! Restez assise et levez les bras!
- Et quoi, je fais tourner les serviettes aussi?

C'est bon Gertrude, je voulais juste un verre d'eau.

Sinon, j'ai encore une fois été choquée par la pudeur de ce pays, vu qu'aucun des quatre médecins différents que j'ai vus ne m'a demandé d'enlever mes habits (alors qu'en France, c'est un peu la fête du slip, faut te foutre à oil-pé pour un oui pour un non).

Par exemple, le docteur qui a écouté mon cœur et mes poumons (en collant son stéthoscope glacé dans mon dos, y'a des choses qui ne changent pas), il m'a pas demandé d'enlever mon pull. Par contre, il m'a demandé de me mettre pieds nus.

(T'as des fantasmes bizarres, Gérard.)

Et puis il m'a dit de m'allonger sur le dos, et là il a chopé une espèce de petit bâton et il a commencé à me pouêter la plante des pieds avec. Donc évidemment, RIDICULE GÉNÉRAL :

- Just say "yes" if you can feel it when I touch you.
- Yestihihihihi IT TICKLES! Houhou! Hou! Nan mais stop, je vais me faire pipi dessus, en plus j'ai bu un verre d'eau tout à l'heure, ça m'a rechargée!

(Bon, mais au moins j'étais pas à poil.)

D'ailleurs, même pour ma radio des poumons j'ai pas eu à tomber la chemise. En rentrant, la radiologue m'a juste dit :

- Passez derrière le rideau et enlevez votre soutien-gorge, puis vous pouvez remettre votre pull par-dessus.

Même ils avaient un rideau pour se désaper, et tout!

(Chez ma gynéco je devais me mettre les fesses à l'air au milieu de son bureau, apprécie l'étendue du changement.)

J'ai quand même eu un petit moment d'angoisse quand la radiologue m'a demandé de derrière le rideau :

- Parce que c'est une radio, je dois vous demander : est-ce qu'il y a une possibilité que vous soyez enceinte?

La question qui te fait bien flipper ta mère.

(Bien sûr qu'il y a une possibilité que je sois enceinte. S'il y a une chose que les reportages de France 2 sur les dénis de grossesse m'ont appris, c'est qu'aussi longtemps que je vivrai, il y aura TOUJOURS une possibilité que je sois enceinte.)

(Vis ma vie de paranoïaque.)


Donc j'ai répondu :

- Bah euh non pas que je sache, ha ha! Enfin j'veux dire je prends la pilule donc voilà.
- Ah oui, pas de problème donc. Vous pouvez passer devant la machine.

N'empêche que j'ai passé tout le temps de la radio à me dire :

"Putain je suis en train de me faire bombarder de radiations et si ça se trouve je suis enceinte quand même à cause des 0.1% des filles qui tombent enceinte avec la pilule et si ça se trouve je suis en train de déformer mon bébé il va naître avec trois bras et deux têtes oh putain oh putain et si ça se trouve je fais un déni de grossesse et je suis déjà enceinte de quatre mois, ça expliquerait pourquoi j'ai tellement de bide ces derniers temps ça peut pas être que les Mac Dos quand même, oh putain et du coup je pourrais même pas avorter de mon bébé difforme à cause des rayons X, oh putain putain"


(Mais sinon ça va, je suis une jeune femme équilibrée.)

Mais la bonne nouvelle, c'est que j'ai passé haut la main tous les tests médicaux, et que du coup, si le département de l'immigration tient vraiment à me jeter dehors, il faudra qu'il aille fouiller ailleurs que dans ma santé de fer.

Donc a priori, je suis partie pour rester en Nouvelle-Zélande encore un petit moment.


(Nan mais t'inquiète, c'est bon, je rentrerai pour Noël.)

dimanche 23 juin 2013

Je suis une grosse hypocrite.


Ouais, je sais.

J'avais annoncé avec pertes et fracas que je faisais pas les tags, parce que c'était des chaînes de questions stupides que les blogueuses faisaient quand elles avaient pas d'inspiration pour faire des vrais articles.

Et là j'ai décidé d'en faire un.




(T'as le droit de me traiter de tous les noms.)

C'est Kantuk qui m'a taguée pour un machin complètement inconnu qui s'appelle Liebster Award. D'après le copier-coller que j'ai fait de son blog, un Liebster Award est "une initiative pour promouvoir des blogs de moins de 200 abonnées sur Hellocoton ou sur Facebook." Ce qui est cool. (En plus c'est un nom vaguement germanisant, ich liebe es!)

La partie facile, c'est de répondre aux questions de Kantuk (encore qu'il y en a des bien retorses) :

1.La discipline où tu rêverais d’exceller?

J'ai toujours rêvé d'être forte en dessin. Parce qu'il y a plein d'articles que j'imagine super bien dessinés dans ma tête, et rigolos et tout, et ensuite je suis obligée de les faire en texte, et ils sont vachement moins rigolos comme ça. Mais, y'a pas moyen, je suis une tanche en dessin. (Et le fait que je tienne mon crayon comme une gauchère et que du coup je fasse des traînées noires partout n'aide pas non plus.) 

Du coup, je fais comme les autres gens qui ne savent pas dessiner, et je mets des gifs partout.

(Aussi parce que d'utiliser des images qui bougent, ça me donne un peu l'impression d'être dans Harry Potter.)



2.Ton défi personnel avec ce blog?

Devenir célèbre et adulée de tous.

Bon, pas nécessairement.

Juste devenir une célébrité d'internet, ça me suffirait. Avoir plein de visites d'un coup, avoir des petits articles sur moi dans Mademoizelle, puis dans Rue 89, passer au Grand Journal, faire 2-3 pubs pour Kinder Bueno (je m'en sortirais mieux que la voisine de Jo-Wilfried Tsonga, ça c'est sûr) et tomber dans un oubli restreint et confortable, entourée de mes plus fidèles fans.

(Et puis, quinze ans plus tard, désespérée et en manque d'attention, faire la Ferme Célébrités.)

3.Si un savant-fou te donne un portail de téléportation à usage unique, dans quelle destination te rematérialises-tu?

Tu m'aurais demandé ça y'a un an, ça aurait été trop facile de répondre! Mais là, pfiou, c'est dur, je suis déjà dans le pays de mes rêves! (Ma vie est atroce.)

Plus sérieusement, je me rematérialiserais dans l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande (peut-être en Central Otago, ou alors sur la côte Ouest). Parce que c'est l'endroit le plus génial du monde et que si je pouvais y vivre avec Professeur Flaxou, j'y déménagerais sans même battre un cil (mais bon, Central Otago, faut aimer être garde forestier ou éleveur de moutons, quoi.)

(Et j'ai beau avoir grandi dans la montagne comme un fils des âges farouches, je pense pas que "a mangé des cailloux jusqu’à l'âge de 4 ans" et "a bâti pas moins de 18 cabanes, dont seulement 16 se sont effondrées au bout de quelques heures" ça suffise sur mon CV).

4.Si tu étais un personnage de roman, qui serais-tu?

Ça dépend : qui est-ce que je voudrais être, ou quel personnage de roman me ressemble le plus? (Deux choses radicalement différentes, étant donné que je m'imagine volontiers en Philéas Fogg, parcourant le monde à la recherche d'inconnu, mais que dans la vraie vie, je suis plutôt Eugénie Grandet, qui passe ses jours assise devant sa fenêtre (sauf qu'au lieu de la fenêtre, tu mets un PC)).

Apres, il y a quand même plusieurs personnages de roman que j'admire et auxquels je m'identifie (pour certains traits, en tout cas) : Lyra de la Croisée des Mondes a été mon modèle quand j’étais petite, parce que j'admirais son courage, sa loyauté, et sa capacité a se faire des amis (compétences sociales qui me faisaient cruellement défaut a l’époque).

Plus récemment, j'ai adoré retrouver certaines de mes obsessions chez Hermione Granger, comme la hantise d’être en retard en classe ou de louper un cours, ou encore l'obsession des révisions (j'ai commencé a réviser pour le Bac en janvier, alors que j'avais 15 de moyenne générale) (j'aurais eu plus, mais y'avait le sport, donc forcément). Et je trouvais très attachant son horripilant côté je-sais-tout et sa manie de lever la main à chaque question (un truc que je faisais encore a la fac).

Et puis, j'ai trouvé ça absolument génial, en lisant le tome 2 de Game of Thrones, de voir que mon personnage préféré (Arya) avait, comme moi, une liste de gens qu'elle voulait tuer! Tout pareil! Même si, bon, je les murmurais pas avant de me coucher comme une psychopathe : non, moi j'avais une liste écrite de ma main d'enfant, avec en titre "gens que je vais tuer de mes mains dès que je serai assez grande, et ça les apprendra à m'emmerder" (souligné à la règle).

(Pour ceux que ça intéresse : au final, à l'inverse d'Arya, j'ai appris le sens du pardon et j'ai tué personne.)

(En même temps, Arya, on a assassiné sa famille. Moi, la boulangère m'avait appelée "jeune homme". V'là les torchons et les serviettes.)

(Au final, elle s'en est bien sortie, la boulangère. Ma prof de CP est toujours sur la liste.)

(En fait c'est plus une liste : c'est juste un morceau de papier avec le nom de ma prof de CP dessus.)

5.Un dimanche pluvieux, ça rime avec quoi chez toi?

Glander dans ma chambre, manger des chips et du pop-corn, pas se laver, garder mon pyjama toute la journée, jouer a Minecraft, et regarder des films déprimants.

(J'aime bien assortir les films au temps qu'il fait.)

(Dimanche dernier, par exemple, c’était la Liste de Schindler. Entre la pluie et mon torrent de larmes, il faisait presque le même temps dehors que dedans.)

6.Quel est le lieu que tu montres absolument à tes amis en visite dans ton port d’attache actuel?

C'est une question hypothétique, parce que personne n'est encore venu me rendre visite a Auckland. Soi-disant que les billets coûtent des milliers d'euros et que 30 heures d'avion c'est moyennement fun. Une de ces mauvaise foi!

En tout cas, l'endroit que je voudrais absolument montrer à des visiteurs putatifs, c'est Waitakere Ranges National Park, en particulier Karekare Beach : un océan de verdure (et un océan de vrai océan, aussi) à 30 minutes d'Auckland centre à peine!






Ou sinon, Waiheke Island, à 30 minutes d'Auckland en ferry, et qui est un vrai petit paradis :





7.Si tu te produisais sous un chapiteau, quel nom aurais ton numéro de cirque et qui serais tu (plutôt clown, femme à barbe ou dresseur d’éléphants? :P)

Je pense que cette question a une réponse toute trouvée.

8.La bonne résolution 2013 que tu as déjà abandonnée avec ou sans regret?

Je fais pas vraiment de bonnes résolutions. Mais il y a deux mois, j'ai décidé de perdre du poids et de faire un régime. J'ai tenu trois semaines avant de me remettre a bouffer des Pringles devant le PC. 

(Je ne regrette rien. La vie est trop courte pour la passer sans chocolat.) 

(En plus je m'en bats les meules, j'ai déjà un mec.)

(Et il peut pas me quitter sans remplir plein de papiers, autant te dire que je suis tranquille.) 

9. En quelle langue rêves-tu?

La plupart du temps, en français. Depuis mon séjour en Angleterre il y a quelques années, je rêve aussi assez régulièrement en anglais,
mais c'est un peu du n'imp, parce que souvent, je rêve en anglais alors que les gens dans mon rêve sont des francophones!

(Genre je vais chez mes potes a Strasbourg et on parle tous en anglais comme des blogueuses modes, nan mais oh my god I mean le français c'est so deux mille douze-an, you know?)



Maintenant c'est a moi de trouver des questions (oh Gott).

1. Si on te donnait l’opportunité d'utiliser une machine temporelle, et en sachant qu'ensuite tu ne pourrais plus revenir à ton époque, où (enfin "quand") est-ce que tu irais? (NB : c'est une machine qui marche dans tous les sens, tu peux donc aller dans le passé ou dans le futur).

2. Qui est la personne que tu détestes le plus dans le monde entier? (NB : Si cette personne lit ton blog, t'as le droit de me donner le numéro 2 de ta liste.)

3. Sur quel site Internet (hormis Facebook) passes-tu le plus de temps? (Si c'est Youporn, je veux savoir quand même. P'tite cochonne.)

4. Si tu pouvais prendre un cours gratuitement à l’université (ou tout autre organisme), juste pour le fun, qu'est-ce que tu choisirais d'apprendre?

5. Quel livre, film, série etc. est-ce que tu as aimé en cachette (parce que c’était vraiment trop nul)?

6. Quel aliment ou plat est-ce que tu hais, mais que tout le monde adore? Et vice versa?

7. Quel était ton jeu préféré, étant enfant?

8. Qui est ton/ta plus vieil(le) ami(e)? Depuis combien de temps est-ce que vous vous connaissez? Et pourquoi êtes-vous encore ami(e)s?

9. Dans quel domaine es-tu vraiment une grosse tanche?

10. Quel est ton endroit préféré sur la planète?


Voila, et maintenant, j'ai le droit de dire qui c'est qui s'y colle.

Je choisis donc mes blogueurs et blogueuses préférés : ma copine Sarah, Anna E., Saper et Lipopette, Les Chercheurs d'Oz, et Cleophis.

Si vous le faites pas, je ne serai pas fâchée.

(Juste déçue.)

Je tiens aussi a dire que, si tu es une blogueuse en manque d'inspiration, je t'autorise a faire un article de remplissage en répondant à mes questions et en passant la chaîne à d'autres gens, même si t'es pas dans ma liste. 

Même pas je me moquerai de toi. 

(Je viens de perdre tous mes droits a me moquer des tags sur Internet pour toute l’éternité.)

(J'espère que tu vas bien en profiter.)


dimanche 16 juin 2013

But you need des amiiiis


Depuis que je suis en Nouvelle-Zélande, je me suis pas fait beaucoup d'amis.

Mis à part nos colocs Richard et Maria et mes amis Sarah et Guilherme (que je connaissais déjà en France parce qu'on était en Master ensemble), j'ai pas très bien réussi à me faire de nouveaux amis.

(Pourtant je suis une personne adorable.)

Faut dire que j'ai jamais été très douée pour la socialisation.

Quand j'étais petite, j'avais une méthode infaillible pour me faire des amis : elle consistait à aller vers une personne que je trouvais cool et à dire "Salut, moi je m'appelle Charlotte, je trouve que t'es chouette, tu veux être mon amie et jouer au loup?". Ensuite on me disait oui, on allait jouer au loup, et si ça se passait bien (pas de triche ou de croche-patte) on devenait meilleures amies et on mettait nos verres côte à côte dans la salle d'eau.

(La marque suprême sur l'échelle de l'amitié.)

Je me rappelle que, des fois, j'avais même pas besoin de trouver la personne chouette : par exemple, ma meilleure amie de toutes mes trois années de maternelle, c'était Charlène, parce qu'elle était venue me voir le premier jour de classe et qu'elle m'avait dit :

- Tu t'appelles Charlotte et moi je m'appelle Charlène. C'est presque le même nom, donc on est super copines.

Et donc pendant trois ans, Charlène et moi, on a partagé nos crayons, nos goûters et notre morve, elle m'a appris à dessiner les oiseaux et je lui ai appris à écrire les P, elle m'a aidé à tenir Ludovic la fois où je l'ai tapé parce qu'il avait dit que les filles étaient moches et pourries, et tout ça en vertu de nos prénoms qui se ressemblaient.

(C'est beau l'enfance.)

Mais ça, c'était il y a 20 ans.

(Ça nous rajeunit pas.)

Du coup, à notre époque moderne, j'ai un peu du mal à avoir des relations amicales avec mes congénères. 

Autant te dire que, quand mon collègue Stan (mon collègue préféré) m'a parlé d'un salon "comics, mangas et science-fiction" qui se tenait le week-end suivant à Hamilton, j'ai saisi l'opportunité. Aller dans un lieu hors du travail avec un collègue de travail, l'occasion idéale pour passer au niveau supérieur et devenir amis!

(Oui, j'ai une conception de l'amitié proche de celle des Sims : si tu parles plus de trois heures cumulées avec quelqu'un et que tu sors une phrase avec un bonus charisme, c'est bon, t'as un ami!)

Donc j'ai répondu avec plein d'enthousiasme. Peut-être un peu trop.

- Oui, donc y'aura plein de trucs chouettes, et des acteurs connus, je me suis dit que ça t'intéresserait.
- Ah ben ouais, carrément! T'y vas quand?
- Larissa et moi, on y va samedi.
- Ah, c'est dommage! Je travaille le samedi.
- Ah ben ouais, c'est bê....
- Allô patron? Oui c'est Charlotte. Je peux prendre un jour de congé?

Et voilà comment, samedi dernier, je me suis retrouvée à Hamilton avec Professeur Flaxou, Stan et Larissa, pour le salon "Armageddon" (mot de merde que je sais jamais si ça s'écrit avec deux G ou deux D, merci Word le Magnifique).

(Word le Magnifique qui connaît le mot "Armageddon" du premier coup, mais qui ne reconnaît toujours pas "Charlotte" même si ça fait trois ans que je l'ai ajouté au dictionnaire. Connard.)

Bref.

Le salon c'était super super, un peu comme une Japan Expo mais avec cinq cent mille personnes en moins (grosso modo), ce qui te donnait des avantages cool, comme celui de respirer.

J'y suis allée mollo sur le merchandising (et pourtant il y avait des épées!) (mon rêve de toujours, c'est de posséder une épée. Si tu m'aimes et que t'as trop d'argent sur toi, tu sais ce qu'il te reste à faire.) et j'ai juste acheté des posters pour notre chambre, un T-Shirt R2D2, et des pin's.



(Mais maintenant que j'ai que des habits de madame, je sais pas trop où je vais pouvoir mettre mes super pin's.) (Ma vie est atroce.)

Mais bon, on était pas venus pour faire du shopping non plus.

On était venus pour les autres attractions : les cosplayeurs, les concours de mangeage de glaces (c'était un concours où il fallait manger 4 crèmes glacées le plus vite possible, les candidats étaient sur la scène et les autres gens (genre nous) étaient dans le public et ricanaient en les regardant choper mal à la tête).

Et puis on était venus pour le glamour des célébrités.

(Car oui, il y avait des célébrités à Hamilton. Les habitants en parleront encore l'an prochain.)

(Comment je me la pète maintenant que je suis une meuf de la capitale.)

(Oui je sais la capitale c'est Wellington, c'est bon tout le monde s'en fout.)

Bon, j'avoue, les acteurs de Stargate, les seconds rôles en tout genre, et même la star du festival, la doubleuse américaine de Lisa Simpson, je m'en foutais.

(En même temps, je regarde les Simpson en français, donc bon.)

Non non, moi j'étais là pour LUI :



(Et beaucoup d'autres nanas, à en juger par les piaillements divers et variés qui émanaient de la foule.)

Lui, au cas où tu l'aurais pas reconnu, c'est Jason Momoa, plus connu sous le nom de Khal Drogo dans Game of Thrones (ou sous le nom d'un autre gars dans Stargate Atlantis). (Je sais pas, je regarde pas Stargate.)

On a donc assisté à un Q&A avec le public, où les questions étaient toutes les mêmes, déclinées en trois thèmes : 1) Game of Thrones c'était bien?, 2) Stargate Atlantis c'était bien?, 3) Alors comme ça vous êtes Hawaiien, c'est cool, vous êtes presque Maori en fait! Dites un truc en Hawaiien! Vous avez des tatouages tribaux? Vous savez faire le haka?

Il répondait à toutes les questions, même les débiles ("Ça faisait quoi de travailler avec Peter Dinklage?" Mais t'es con où quoi, ils ont pas fait UNE SEULE SCÈNE ensemble!) et même les questions vaches ("Y'a combien de munitions dans votre pistolet de Stargate, au juste?"), et il a même trouvé des trucs à répondre aux questions qui en fait n'en étaient pas ("Haaaan mais comment vous êtes trop beau! J'veux dire, dans Game of Thrones, vous êtes beau, mais c'est la télé. Alors qu'en vrai, haaan, mais vous êtes encore plus beau!").

Même si je me sentais un peu triste pour lui, parce que personne lui posait de questions sur le seul film qu'il a fait :

- Mais vas-y Cha, pose-lui une question sur Conan, toi!
- Haaan non t'es fou j'oserai jamais.
- Pourquoi? T'as peur de lui parler?
- Ben non, mais c'est un film de merde, quand même. Je veux pas qu'on pense que je l'ai aimé.

Après je fais ma maligne, mais crois-moi que j'ai pas eu la même réaction quand j'étais devant Jason Momoa et qu'il me signait un autographe :


Là on voit pas ma tête, mais elle ressemblait à peu près à ça :



Donc, en bref, c'était une super journée. 

On a bien rigolé avec Stan et Larissa, qui est une fille super cool, parce que quand j'ai vu Sylvester McCoy (alias Radagast le Brun) sortir des toilettes pour hommes, j'ai fait : Han c'est Sylvester McCoy, il était dans le plus mauvais film de la saga de l'Anneau mais bon c'est de loin pas le pire film de Peter Jackson (humhumKingKong) alors c'est quand même quelque chose de ouf!

Et Larissa a fait :

- Bah viens, on va faire une photo avec lui!
- Han non t'es folle, on peut pas! Il faut payer pour faire des photos avec les stars, y'avait une inscription tout à l'heure près des caisses, ça coûte genre 40 dollars, et en plus son créneau est déjà passé, donc...
- Youhou! Monsieur! Oui, vous là! Monsieur le magicien! Vous voulez bien faire une photo avec ma copine?

Dont acte.




(Tu vois que j'exagérais à peine pour le sourire Sheldon.)

Du coup, Larissa aussi est devenue mon amie ce jour-la.

(Parce que, certes, la photo est un peu à contre-jour, mais sinon j'aurais dû payer 40 dollars, donc je suis contente quand même.)

(Même si Flaxou était aux toilettes en même temps que Radagast le Brun et m'a dit qu'il s'était pas lavé les mains avant de toucher mon épaule.)

Tout ça pour dire : je fais des efforts de socialisation.

Maintenant, je regarde les matchs de rugby avec Richard et Maria, je fais des balades avec Sarah et Guilherme, Stan et moi on fait des concours d'avions en papier le soir quand on est tous seuls au bureau (et qu'il y a pas trop de travail), et Larissa m'apprend à jouer aux échecs.

J'ai des amis!

- Et là elle me dit : "Je vous ai envoyé la facture de 2013", et elle avait même pas vérifié sa pièce jointe!
- Han mais j'y crois pas, il m'est arrivé la même chose la dernière fois!
- Je vais me faire un thé, t'en veux un?
- Oui, j'arrive dans une minute. Stan?
- Oui?
- ... Je peux ranger ma tasse à côté de la tienne?

Faut croire que ma méthode marche, en fait.


PS : Le meilleur moment de ma journée, c'était même pas de rencontrer Khal Drogo. C'était quand on a mangé dans une cafétéria qui nous offre ce SUBLIME slogan :


(Personne n'a compris pourquoi Flaxou et moi, on a passé toute la pause déjeuner à glousser comme des poules.)

PPS : On finit en musique!


dimanche 9 juin 2013

C'est l'hiver dans la maison des geeks

Tu te rappelles quand je me plaignais qu'il faisait froid chez moi?

Ben j'avais encore rien vu.

J'avais rien vu jusqu'à ce petit matin dimanche dernier, où je me suis réveillée grelottante sous la couette en me disant "mais merde alors pourquoi j'ai froid? Je tombe malade ou quoi?", jusqu'à ce que je me rende compte que ma respiration faisait de la BUÉE dans l'air.

(La Nouvelle-Zélande et son isolation thermique AU TOP DU TOP.)

Du coup, Flaxou et moi, comme la cigale de la fable, on s'est retrouvés carrément über dépourvus quand la bise fut venue nous chatouiller les doigts de pied.

Parce qu'évidemment, ayant déménagé en décembre, et avec les restrictions de bagages et tout, on n'avait emporté avec nous que des fringues d'été, en se disant qu'on aurait largement le temps de s'acheter des trucs d'hiver une fois sur place.

Mais après, y'avait le soleil, le boulot, le PC, et v'la-t'y-pas que c'est déjà l'hiver et qu'on se pèle les meules parce qu'on a rien acheté.


(Tu noteras la buée sur les lunettes, preuve que je ne déconne pas pour la qualité de l'isolation thermique.)

Et donc, Professeur Flaxou et moi, on a décidé qu'il était temps d'agir.

Enfin, surtout moi. 

Professeur Flaxou a l'habitude de vivre sans argent pour se payer des luxes comme de la viande ou du chauffage (ou un aspirateur, si on en juge par l'état de ses précédentes demeures). Du coup, quand il était étudiant à Strasbourg, il a vécu plusieurs années sans allumer le chauffage. Un hiver, il faisait -5 dehors et dans les 7 degrés à l'intérieur de son appart, et tout le monde se baladait recouvert de couettes.


(La preuve par sept.) (La preuve par 2007.)

Revenons au temps présent.

On a donc fait un petit tour par The Warehouse (le Graal des trucs pas cher), une espèce d'entrepôt gigantesque où on vend absolument tout : des meubles, des fringues, des fournitures scolaires, des livres, des ordinateurs, des chaussures, des jouets, du matériel de camping, des cannes à pêche, du shampooing, du chocolat et des chips, enfin tout ce qui rend heureux, quoi.

Et là, on s'est blindés de trucs pour nous faire passer l'hiver de manière décente : des couettes en duvet, des schlopala en moumoute :


(Oui, je sais, j'ai les orteils carrés.)

Mais aussi, bonheur suprême, un magnifique et royal pyjama en pilou :



(Tu peux pas test le degré de princessitude de ma chambre.)

(En plus je déteste le rose, mais alors les Kiwis, ils kiffent tellement qu'on trouve que ça.)

(La seule raison pour laquelle j'ai des schlopala gris, c'est parce que je suis allé les chercher au rayon "petits garçons", sinon laisse tomber la neige, c'était les chaussons de princesse, et on dirait pas au vu de cette photo mais j'ai des limites.)

Mais, nonobstant le fait qu'il est rose, je suis quand même en adoration devant mon pyjama. 

Déjà parce qu'il est en pilou et que ça me rappelle quand j'étais petite, mon pyjama préféré il était en flanelle et y'avait des petits hérissons dessus, et c'était celui que je mettais les dimanches matin d'hiver devant la télé à bouts arrondis (celle qui avait pas de télécommande parce que CA EXISTAIT PAS) (vis ma vie de vieille) et c'était aussi celui qui maman me mettait quand j'étais malade parce qu'il était doux et réconfortant.

(J'ai uniquement des bons souvenirs des fois où j'étais malade étant petite, parce que quand j'étais malade, j'avais le droit de regarder Star Wars, parce que ma mère ne pouvait rien me refuser quand je la regardais avec mes petits yeux fiévreux et que je faisais "Mamaaaaan... j'ai si maaaaal... mets-moi le Retour du Jedaaaaaïï....")

En plus, mon pyjama a aussi la très pratique double fonction "ceinture de chasteté", puisqu'il parvient à tempérer quelque peu les ardeurs de Professeur Flaxou (alors que merde, j'ai froid, tu veux pas que je me mette à poil en plus?!).

(Note qu'il ne les tempère que momentanément, Professeur Flaxou étant un gouffre sans fond de stupre et de luxure. Même si j'avoue que là, je suis limite en admiration, parce qu'avec une armure en flanelle comme la mienne, ça demande un sacré effort de volonté.)


(I'm sexy and I know it.)

Et enfin, merveilles des merveilles, on a acheté UN RADIATEUR!


(Hosanna au plus haut des cieux.)

En plus j'en ai exprès pris un grand comme ça je peux faire sécher mon uniforme de boulot dessus, si jamais on a pas le temps de faire passer les deux semaines nécessaires pour que le linge sèche dans la cuisine.

(Je suis une rebelle et j'emmerde la notice "do not cover". Moi je cover ta mère, je suis une déglingo.)