dimanche 19 janvier 2014

La Nouvelle-Zélande, c'est comme les jeans slims: c'est cool, mais c'est pas fait pour tout le monde


Alors oui, bon, ça fait un an que je te rebats les oreilles avec la Nouvelle-Zélande, et à quel point c’est génial.

Et c’est vrai qu’incontestablement, les gens sont sympas, l’atmosphère est relax, les paysages magnifiques, et (dans l’île du Nord du moins) l’eau est super bonne.

MAIS il y a des aspects de la Nouvelle-Zélande qui sont loin de faire l’unanimité. C’est pourquoi j’ai décidé de faire une petite mise au point, alarmée par le nombre de commentaires me disant « Ça a l’air tellement génial la Nouvelle-Zélande, je vais peut-être y aller moi aussi ».

(Imagine après t’y vas et tu trouves ça tout pourri, et ça va être de ma faute si t’as ruiné ta vie. Désolée mais je ne porte pas le chapeau, merci bien.)

Donc, sache que la Nouvelle-Zélande n’est pas le pays de tes rêves si tu aimes d’amour les choses suivantes :

1) La vie citadine.



(Nous sommes ici à 5 kilomètres d'Auckland)

Ça tombe un peu sous le sens si t’as déjà vu le Seigneur des Anneaux ou Top of the Lake, mais la Nouvelle-Zélande est par définition un pays RURAL. Mais attention ! Ça veut pas seulement dire que la campagne est un trou paumé sans électricité ni eau courante (même si c’est vrai). Ça veut aussi dire que, même en ville, on garde une mentalité très campagnarde.

Donc si tu te dis « Bah moi j’aime pas la campagne, mais c’est pas grave, j’irai vivre à Auckland, c’est la ville », je t’agite un petit drapeau rouge virtuel devant les yeux.

Auckland, ce n’est PAS une ville. Pas au sens où on l’entend en Europe, du moins. Auckland, c’est un rassemblement de petits villages côte à côte, mais on n’y trouve rien de ce qui constitue la vie citadine en Europe.

Conclusion : si tu aimes les cafés, les terrasses de bar, les petits restaus sympas ; si tu aimes le shopping ; si tu aimes flâner dans les rues, le nez en l’air, admirer les bâtiments, regarder les gens marcher ; si tu aimes sortir en boîte ; si tu aimes le confort d’avoir tous les services dont tu peux avoir besoin  (mairie, poste, magasins, médecins, etc.) juste à côté de chez toi ; si toutes ces choses te paraissent une évidence, alors tu peux oublier la vie en Nouvelle-Zélande, parce qu’elles sont tout bonnement INEXISTANTES.

Idem pour tout ce qui concerne la culture : si tu raffoles des musées, du théâtre, des films d’auteur, des vernissages, ou des opéras, passe ton chemin, parce qu’en Nouvelle-Zélande, la sélection est très maigre.

(Par contre, si tu aimes les concours de pêche à la truite ou de tonte des moutons, tu vas KIFFER.)

Après, je me dois d’ajouter un aparté à ce constat : tout ce que j’ai dit plus haut ne s’applique pas si tu vis à Wellington, qui est une sorte d’enclave Européenne de la Nouvelle-Zélande.

Apres, faut être prêt à vivre dans une ville où il pleut toute l’année, où il vente en permanence, où la température grimpe péniblement au-dessus des 20 degrés cinq jours par an, et où tous les habitants se massent dans les espaces publics au moindre rayon de soleil (donc, en moyenne, une fois l’an).

(Ah oui, et y’a aussi pas mal de tremblements de terre.) 

(Mais après, c’est un choix. Terrasses de café et jolies petites boutiques de mode versus tremblements de terre et temps de merde, c’est toi qui vois.)

2) Tes dents et tes yeux.



Parce que l’assurance qui couvre tout le monde ne s’applique que pour les opérations chirurgicales et les urgences, et que les assurances et mutuelles payantes ne couvrent quasiment JAMAIS les dents et les yeux. Donc, à moins de raquer plus de mille dollars par an de mutuelle (ceci n’est pas une hyperbole), chaque plombage à 300 dollars, c’est pour ta pomme.

Donc, si t’as pas été gâté par Mère Nature et que t’as des dents toutes pourries et des yeux tout bigleux, je t’assure, reste chez toi.

(Sauf si t’habites aux Etats-Unis, à ce moment viens plutôt ici.)

Ou alors, tu peux faire comme moi, garder ta mutuelle française, et revenir régulièrement en France te faire faire des nouvelles lunettes et des détartrages gratos. (Enfin « gratos » on s’entend, mais par rapport aux prix d’ici, c’est l’impression que tu as.)

Cette section compte aussi si tu as une maladie chronique et des médocs à prendre tous les jours, parce que les médicaments ici coûtent la peau des yeux de la tête, et, pour la plupart, ne sont pas remboursés.

(Ou alors, tu peux faire comme moi, et arriver dans le pays avec deux ans de pilules dans ta valise.)

(Ca fait un peu dealer Colombien, mais bon c’étaient des pilules contraceptives, donc à moins que la progestérone ce soit la nouvelle drogue à la mode, je vois mal comment je pourrais faire fortune en les revendant.)

3) La ponctualité.


Car, il faut le savoir, en bons héritiers de la culture polynésienne Maorie, les Kiwis ont un rapport au temps quelque peu…flexible.

(Pour tout le reste, les Kiwis ont une culture ultra-Européenne, mais apparemment ils chopent ce qui les arrange.)

Pour moi, Alsacienne de souche et donc par définition enfant de deux cultures (et donc de deux perceptions du temps) qui clashent pas mal – entre l’horripilant « quart d’heure de politesse » français et l’infaillible et intransigeante ponctualité germanique – pouvoir étudier le rapport des Kiwis au temps était donc du pain bénit.

Personnellement, ayant été élevée dans une culture fort germanique, je suis toujours à l’heure et j’aime quand les autres le sont. Mais, pour avoir fréquenté beaucoup d’amis originaires « de l’intérieur », j’ai aussi appris (avec force peine) à moduler mes attentes avec les gens de culture plus latine, et donc plus flexible avec la notion de ce qu’ « être a l’heure » signifie.

Concrètement, ça veut dire que j’attends que la personne soit en retard de plus d’un quart d’heure avant de me vexer.

En débarquant en Nouvelle-Zélande, je m’attendais donc au premier abord à y trouver la perception germanique du temps qu’ont nos amis Anglais – ce qui me réjouissait d’avance.



(We could not, would not want to wait.)

Sauf qu’en fait, comme je l’ai appris très tôt, les Kiwis sont super cool avec la question du retard.

Cool à un degré qui dépasse carrément la nonchalance latine pour arriver à ce terrifiant point de non-retour :

En Nouvelle-Zélande, la notion de retard n’existe pas.

Pas plus que la notion d’être à l’heure, en fait.

Même les transports en commun opèrent souvent sans horaires – un fait qui me dépasse totalement et, malgré tout mon entraînement, me met hors de moi.

Sérieusement. Les bus qui m’amènent au boulot passent « en moyenne toutes les 20 minutes » selon le tableau d’affichage à l’arrêt de bus. Ca veut dire que, quand je bosse à 16h, je me pointe à l’arrêt de bus à 15h, mais pourquoi, en fait? Parce que je peux avoir un bus à 15h, mais autant j’en ai un à 15h30 seulement, et des fois j’en ai deux qui se pointent à la queue leu leu à 15h45 parce que celui d’avant a pris du retard et finalement tant pis pour ta gueule si ça fait 45 minutes que tu poireautes, vu que tu risques pas d’être en retard au boulot parce que LE RETARD CA N’EXISTE PAS.

Et c’est vrai, en plus !

Tout le monde s’en fout si les trains ont du retard ou si les bus ne sont pas à l’heure ! Parce que ton patron, lui aussi, il s’en fout si t’es pas à l’heure !

Exemple : l’an dernier, à Auckland, je pars au boulot en voiture, et il pleuvait sur l’autoroute. Résultat, ces neuneus de Kiwis roulaient à 20 à l’heure (des fois qu’ils se mettent tous à faire de l’aquaplaning dans un-demi millimètre d’eau) et je suis arrivée au boulot avec 30 minutes de retard.

Donc, forcément, je me pointe au bureau en panique, les cheveux mouillés, et je vais cash voir mon patron :

- Oh là là je suis désolée le trafic c’était terrible, terrible, pardon pour le retard.

Et là, mon patron me fixe pendant trois secondes sans rien dire. Puis il s’esclaffe et me dit :

- Oh dis donc, je suis bien fâché ! Oh là là ! Que ça ne se reproduise plus, ou je déduirai ça de ton salaire ! Ha ha !

(Ces gens sont fous.)

Perso, j’ai contemplé quelques minutes cette culture de dégénérés, et j’ai dit : non. Fuck le système, je ne peux pas vivre sans horaires, je ne suis pas un animal bande de sauvages je suis une Alsacienne !

Donc, en bonne angoissée de la vie, je pars toujours bien en avance pour être sûre d’arriver au boulot au moins 5 minutes avant le début du travail. Mais mes collègues, eux, sont loin d’avoir ce genre de scrupules. (L’heure officielle de début du boulot, c’est 9 heures, mais je peux te dire qu’en un an, je n’ai jamais vu personne se pointer au bureau avant 9h45. Et ça, c’est les lève-tôt.)

Et après tout, on ne peut pas les blâmer.

(C’est juste que j’ai passé trop d’années à être conditionnée à coups de dessins animés Suisses où les réveils anthropomorphiques expliquaient aux enfants à quel point c’était crucial d’être à l’heure.)



(Faut dire que les 3-5 ans sont connus pour leurs emplois du temps chargés.)

Donc, si t’es comme moi, ça va t’exaspérer beaucoup.

(Si t’es comme Marie ma blonde préférée, ça va être le pays de tes rêves.)

(Marie, merci pour avoir été en retard à 90% de nos rendez-vous ces 10 dernières années. On ne le savait pas, mais chaque minute où je t’attendais me préparait à la vie en Nouvelle-Zélande. Tu as été mon maître Shaolin.)

4) La farniente.


Si ton idée d’un week-end se résume à regarder des séries sous la couette en mâchonnant des chips, ben d’abord respect et compassion, et ensuite, ne le dis pas à tes collègues de boulot le lundi, sous peine de subir des regards inquisiteurs.

Parce que les conversations de bureau le lundi matin, ça donne à peu près ca :

- Salut les gars ? Comment s’est passé le week-end ?
- Ah, super ! Avec ma femme on a passé le week-end à faire de la rando au Tongariro.
- Cool !
- Moi et mon frère on a fait un triathlon.
- Génial !
- Je vous envie, les mecs. Moi j’ai pas fait grand-chose. Juste du surf avec les potes a Muriwai Beach, et sept-huit heures de kayak le dimanche. Tranquille, quoi.
- Et toi, Charlotte ?
- Bah je suis restée à la maison.
- ….
- T’étais malade ?

Car, ce que le Kiwi aime par-dessus tout (plus que la bière, plus que l’avocat, plus que les fish&chips, plus que les barbecues et les journées à la plage), c’est le SPORT.

Faut dire que le pays s’y prête bien. Avec la mer partout, des montagnes, des volcans, des plateaux rocheux et 30% de parcs nationaux, tu peux faire de tout : surf, planche à voile, nage, rando, VTT, plongée, golf, alpinisme, ski, kayak, et encore une myriade de spécialités que je ne connais pas et dont je me fous royalement pour te dire la vérité.

(Genre y’a un truc où t’es debout sur une planche de surf avec une pagaie, et tu pagayes. Voilà.)

N’oublions pas de mentionner que les Néo-Zélandais sont les spécialistes de tous les sports extrêmes (saut à l’élastique, saut en parachute, rafting, deltaplane, parapente, et même le truc avec les costumes comme les écureuils volants là) et en ont même inventé certains (comme le zorb, ou le bumper ball).

Ajoute à ça que les Kiwis sont de grands fans de sports d’équipe, principalement le rugby et le foot (qui est ici appelé « soccer » à l’américaine) (bande de ploucs), mais aussi des trucs plus étranges comme le cricket (sérieusement, même en Angleterre on n’y joue plus) ou encore le netball.

Et, pour couronner le tout, les Kiwis sont les plus énormes enthousiastes de triathlon que j’aie jamais vu.

Non seulement il y a des triathlons partout et tout le temps (même en hiver !), mais on peut régulièrement participer à d’autres trucs sympas si on trouve ça trop facile d’enquiller 1,5 kilomètres de nage, 40 kilomètres de vélo et 10 kilomètres de course (c’est pour les petits joueurs).

Par exemple, le décathlon est une pratique courante ici (moi qui pensait que c’était juste un magasin) – les participants combinent donc 100 mètres, saut en longueur, lancer de poids, saut en hauteur, 400 mètres, 110 mètres haies, lancer de disque, saut à la perche, lancer de javelot, et 1 500 mètres, le tout à la suite sur une ou deux journées (fastiche fastoche).

Et pour les gens vraiment cramés du bulbe, la Nouvelle-Zélande propose l’Iron Man à peu près une fois par mois.

L’Iron Man, bien loin de ma zone de confort Marvel, c’est un triathlon à temps limité combinant 4 kilomètres de nage, 180 kilomètres (oui, CENT QUATRE-VINGT) de vélo, et 42 kilomètres de course pour finir sur une note plus douce.

(Parce que faire un marathon simple, c’est pour les fillettes.)

Ah oui, et le tout doit être complété sans pauses en moins de 17 heures.

(Ces gens sont des malades mentaux.)

Il y a même des magazines spécialisés entièrement dans le triathlon, en vente dans les grandes surfaces à côté de TV Magazine et Femme Actuelle (enfin, l’équivalent Kiwi – c’est la même chose, mais avec des membres de la famille royale en couverture de chaque numéro).

Autant te dire que quand, comme moi, on place la glande comme nectar de la vie, vaut mieux ruser.

Maintenant, à la question :

- Comment était ton dimanche, Charlotte ?

Au lieu de répondre :

- Bah au départ je voulais aller faire une balade avec Fla, mais quand on s’est levés il était déjà midi et demie, et puis comme y’avait un nuage dans le ciel on s’est dit qu’il allait pleuvoir peut-être. Du coup on est restés à la maison et on a fait un marathon Mega Shark en mangeant du pop-corn et j’ai pas enlevé mon pyjama en deux jours, c’était génial.

Maintenant, je réponds :

- Le samedi je suis allée faire une rando et dimanche j’avais un barbecue.

Parce que c’est le minimum d’effort requis dans ce pays.

(Ca veut pas dire que je le fais, hein. Mais et alors, t’es pas de la police que je sache.)

(Les randos, l’été pourquoi pas, mais l’hiver je vais pas non plus me taper des kilomètres de bush sous la pluie, t’es pas bien dans la tête Simone c’est comme ça qu’on attrape la pneumonie et qu’on meurt.)

5) La bonne bouffe.



Je pense pas qu’il y ait besoin de s’étendre sur le sujet, parce que je l’ai mentionné à de maintes reprises, mais un tiens vaut mieux que deux tu l’auras : la bouffe néo-zélandaise est l’équivalent d’un caca de chien qui aurait été mangé par un autre chien, puis vomi, puis re-mangé, puis re-fait caca.

Donc, si t’aimes manger mais que tu sais pas cuisiner, t’es baisé, disons-le tout de suite.

(A moins que tu sois millionnaire et que tu puisses donc te permettre de manger au restaurant plus d’une fois par siècle.)

(Pour un menu classique plat + dessert + boisson dans un petit restau sans prétention, compte 60 euros. PAR PERSONNE.)

Si tu sais cuisiner, tu peux t’en sortir, mais faut être prêt a dépenser des fortunes pour des ingrédients lambda en permanence.

(Dix dollars pour une boule de mozzarella. Je dis ça, je dis rien. Ca fait juste 6 euros 50.)

(SIX EUROS CINQUANTE !)

6) Fumer.


Un paquet de cigarettes en Nouvelle-Zélande coûte dans les vingt dollars.

(Oui, c’est ça, un dollar la clope.)

(C'est cher payé pour avoir l'air cool.)

J’ai même été informée par des gens qui s’y connaissent que, dans ce pays, ça coûte moins cher de fumer de la beuh que de fumer des cigarettes.

(Il s’avère que le climat de l’île du Nord est idéal pour la culture des kiwis, des concombres, et du cannabis. Tu te coucheras moins bête.)

7) Parler de cul.


Non que je sois une grosse perverse, mais les Néo-Zélandais sont les gens les plus chastes du monde.

Ça a ses avantages, notamment les médecins qui jamais au grand jamais ne te demandent de te déshabiller. Mais des fois, ça devient carrément ridicule, cf. ma conversation avec la standardiste d’un dermatologue chez qui j’avais pris rendez-vous pour un examen complet de mes grains de beauté :

- Donc votre rendez-vous est lundi à 14h, venez un peu en avance et mettez des vêtements amples et confortables pour que le médecin puisse vous examiner facilement.
- Pourquoi ? Je vais pas enlever mes vêtements de toute façon ?
- Ah non, oh là là, on ne vous demandera jamais ça.

SERIEUSEMENT ?

Un examen de tout mon corps, et je me mets pas à oil-pé ? Ça devient n’importe quoi, là, messieurs.

Les Kiwis sont donc des gros prudes.

Ils floutent le moindre bout de fesse qu’on peut voir à la télé, ils bipent tous les vilains mots sales comme « flûte » ou « crotte », et sont généralement absolument adorables quand ils s’adressent à nous autres Européens :

- Merci de m’avoir filé « The Wolf of Wall Street », je pense le regarder ce week-end.
- Oui, par contre je dois te prévenir : il y a beaucoup de nudité dedans.

HA HA HA.

- Cameron, adorable bambin, mon petit pipou, t’oublies que je suis Française.
- Et alors ?
- Et alors j’ai vu les couilles du Président Chirac en couverture de Voici, je pense que je suis capable de me contenir a la vue d’une ou deux meufs à poil, ci-mer.

(Sans compter que j’ai passé tous les étés de mon enfance dans les gravières allemandes, alors j’ai vu passer mon quota de zizis flétris et de nichons fanés, c’est bon.)

(Et quand bien même! J’ai 25 ans, je suis mariée, merde ! Je ne vais pas être choquée par la vue d’une bite à la télé quand Professeur Flaxou agite la sienne sous mon nez pour un oui pour un non !)

Donc, même si, pour nous autres, c’est très mignon de voir les Kiwis s’indigner quand on dit un gros mot, et que c’est très rigolo de les observer rougir à la moindre mention de kiki ou de tétés, mieux vaut éviter de trop le faire, parce que c’est très mal vu et qu’on a vite fait de passer pour un grossier personnage.

8) Internet illimité.


Non seulement l’illimité n’existe presque pas en Zélandie (quelques abonnements te promettent l’illimité, mais ils te limitent la bande passante), mais les télécom en général sont très très chers, que ce soit le téléphone ou les services Internet.

Donc, si tu es un gros geek (coucou), prépare-toi à sacrifier une bonne partie de ton budget pour satisfaire tes besoins en bande passante.

(Mais, plus sérieusement, si tu es un gros geek et que tu viens en Nouvelle-Zélande, fais-moi signe. On a besoin de gens dans notre fuseau horaire pour faire des multis.)

Voilà, t’es prévenu.


Pour conclure, note enfin que tu vas absolument détester la Nouvelle-Zélande si tu aimes d’amour les choses suivantes :

- Te faire siffler dans la rue
- Marcher dans les chewing-gums et les cacas de chien
- Les foules
- Les transports en commun bondés
- Te faire bousculer par des inconnus
- Te faire contrôler par les flics
- Les gens qui tirent la gueule
- La pollution
- Les embouteillages
- Te faire draguer dans les bars par des gros relous dès que tes potes partent fumer
- Les commères
- Les regards accusateurs
- Faire des créneaux

Parce que ça n’existe pas ici.

(Putain, je peux pas m’empêcher de faire de la propagande pour ce pays.)

(C’est de la folie mon petit monsieur.)

jeudi 16 janvier 2014

Les histoires de ma mamie pourraient inspirer des feuilletons du samedi matin


Ce qui est super avec mes vacances, c’est que j’ai eu l’occasion de passer du temps seule avec les membres de ma famille (notamment ma Mamie). Et, entre deux monologues sur ma nièce et autres histoires sur ses tartes qui se sont super bien vendues au marché de Noël (même que ça a fait des jalouses dans les rangs du Club Vosgien, mais enfin c’est tout de même pas sa faute à ma Mamie si leur pâte à tarte est sèche comme un caillou, enfin elle leur a pas dit en face mais c’est pas un secret, toi-même tu sais), eh bien j’ai eu l’occasion d’en entendre des bonnes sur l’histoire de ma famille.

Ça a commencé en me parlant de la maison en face de l’église, celle où Mamie habitait quand elle était petite.

- Je croyais que t’habitais rue des potiers, avant ?
- Ah non non, ça c’était bien plus tard, quand Denis était déjà né. Non, avant de me marier, j’habitais en face de l’église. Même pendant quelques temps après, mon mari et moi, on avait un appartement là-bas. Mais on n’est pas resté très longtemps, parce que ma mère se mêlait trop de notre mariage, moi ça me plaisait pas.
- Mamama Eugénie ?
- Oui, oh elle a toujours détesté ton grand-père.

Aha, là ça devient intéressant.

Mon grand-père biologique est mort dans un accident de voiture quand il avait 40 ans (bien longtemps avant ma naissance), et je ne sais presque rien de lui, à part que, d’après les amis de Mamie, je suis sa version crachée, quote « ça doit être le nez » unquote. (Ci-mer.)

- Ma mère n’a jamais approuvé le mariage, d’abord parce qu’il était Vosgien…
(Ouverte d’esprit, Mamama)
- Et puis parce qu’il venait d’une famille pauvre….
(De mieux en mieux)
- Et surtout parce qu’elle pensait qu’il était trop bel homme pour se contenter de quelqu’un comme moi.



Sympa, la mère.

Pour référence, ma mémoire de Mamama Eugénie (qui est morte quand j’avais 6 ans) se résume à une moustache qui pique et une odeur de schnaps permanente. J’allais la voir de temps en temps à l’hospice avec Mamie, et les seuls mots qu’elle m’a adressés étaient « tu es la fille de qui ? » (Quand on a 6 enfants et plus de 20 petits-enfants, forcément, ça devient dur de prendre en compte les arrière-petits-enfants), assortis d’une pièce de 10 Francs. 

(Pour être honnête, c’était la seule raison de mes visites, mais pour être encore plus honnête, je crois bien que Mamama s’en foutait pas mal.)

A la lumière de cette conversation, il apparaît que Mamama Eugénie n’était pas exactement la mère de l’année :

- Quand ton grand-père m’a demandée en mariage, Mamama a dit : Ça y est, il a sauté toutes les filles du village, et maintenant il se rabat sur toi parce que tu es la seule qui reste.



Des fois, on oublie que les gens de l’ancien temps pouvaient se comporter de la sorte.

(Moi, j’imagine toutes les années précédant la naissance de mes parents comme un long épisode de Downton Abbey.)

Mais ce n’était pas la fin des surprises, puisque :

- Ah ben dis donc, elle était pas commode, Mamama !
- Oui bon, elle avait pas tout à fait tort, mais tu sais ton grand-père, c’était un bel homme, il en pouvait rien si toutes les filles étaient après lui !



- Donc oui, c’était un coureur de jupons, mais moi je m’en foutais, j’ai jamais aimé danser de toute façon. Alors comme ça au moins, quand il allait au bal, j’étais pas obligée d’aller avec.

(Ah oui ah bah bon super alors.)

- Mais ça te rendait pas triste qu’il te trompe ? J’veux dire, tu l’aimais, non ?
- Ben oui, mais à l’époque c’était différent. L’adultère, on n’en faisait pas tout un plat comme aujourd’hui. On avait d’autres choses à faire, y’avait les enfants à élever, les courses, la lessive… on n’avait pas le temps de venir se plaindre dès que le mari découchait !

(Les petites choses comme l’infidélité ne doivent pas se mettre sur le chemin des choses importantes, comme le baeckeoffa du dimanche. Faut savoir garder le sens des priorités, un peu.)

- Et puis tu sais, quand on voit comment il a fini, je suis contente qu’il se soit amusé dans la vie, le pauvre homme, parce qu’il a pas eu beaucoup de temps pour le faire.

La clémence de ma Mamie m’étonnera toujours.

- Bon et sinon, quoi de neuf dans le village ?
- Ah ! Tu sais, le teinturier ?
- Celui à qui tu fais la gueule depuis qu’il a rétréci ton tailleur en 1987 ?
- Oui. Ben ça y est, je lui dis de nouveau bonjour.

Principalement parce que c’est une clémence à taux variable.

dimanche 12 janvier 2014

Dans le port d'Amsterdam, y'a des Françaises qui gèlent



Et donc comme c'était pas assez fatigant de faire un marathon famille et bouffe pendant deux semaines et demie, j'ai décidé que j'allais profiter de mon retour en France pour voyager un peu en Europe.

(Bah voyons.)

Parce que, quand je discute avec les Kiwis (à qui il faut 3 heures d'avion rien que pour passer la frontière), j'ai un peu la te-hon d'avoir habité toute ma vie au cœur de l'Europe et d'avoir finalement pas voyagé tant que ça au sein du continent maternel.

(A part en Italie, Espagne, Angleterre, Allemagne, Suisse, Autriche, Belgique, Luxembourg, Pologne et République Tchèque.)

(Et aussi on était une fois au Portugal avec mes parents mais j'avais genre 5 ans alors je me souviens juste qu'il faisait chaud, et on a vu la mer, et y’avait des chiens errants et c'étaient mes amis.) (Oui, la majorité de mes souvenirs d'enfance incluent des animaux qui étaient mes amis.) (Sauf ce petit bâtard d'écureuil canadien qui a volé mon sandwich en 1993.) (Je serais toi, je dormirais que d'un œil, sale merdeux.)

Bref.

Du coup, comme je voulais aussi prendre un peu de temps pour voir Sarah, on a fait d'une pierre deux coups et on s'est pris un long week-end en amoureuses à Amsterdam.

Et, avant d’aller plus loin dans cet article, je voudrais dire ceci :

OUI, on était à Amsterdam. NON, on n’a pas fumé de drogue.

NON, on n’a pas sniffé de drogue. NON, on n’a pas mangé de space cake. NON, on n’est pas entrées dans un coffee-shop « juste pour voir ». NON. Arrêtez de penser que c’est la seule chose à faire à Amsterdam. Parce que NON.

(Je sais que j’ai l’air un peu sur la défensive, mais c’est franchement usant de devoir entendre vingt fois tout ton entourage te dire « Aloooors Amsterdam ? Hein ? T’as… hein ? Alors ? Nan ? Oh alleeeez, tu peux me le dire, je suis pas flic, hihi ! ».)

(NON.)

Bref.

Donc j'ai repris l'avion pour la troisième fois en 15 jours (au total, pendant ma visite en Europe, j'ai traversé non pas deux, non pas trois, mais bien CINQ aéroports différents - Auckland, Singapour, Francfort, Bâle, Amsterdam - je suis trop une globe-trotteuse, c'est la classe à Dallas).

(Enfin je suis pas allée à Dallas, c'était juste pour l'expression.) (D'ailleurs est-ce que ça se dit encore?) (D'ailleurs est-ce que "globe-trotter" se dit encore? Parce que je crois que la dernière fois que j'ai entendu ce mot c'était dans C'est pas Sorcier.)

Bref.

On est donc parties aux aurores le jeudi matin (en fait, bien avant les aurores, vu qu'il était 5 heures du matin) et on a fait tous les trucs chiants des aéroports comme passer la sécurité et payer un million d'Euros pour acheter une bouteille d'eau visiblement remplie aux toilettes (et j'aimerais pouvoir dire au robinet des toilettes, mais vu le goût de l'eau, je suis même pas sûre) - mais c'est le prix à payer pour pas avoir de cystite ma petite dame alors à un moment donné faut faire des choix dans la vie.

(Mais quand même, l'eau du robinet d'Amsterdam était meilleure que cette bouteille d'eau Suisse à deux Euros cinquante, alors il faudra qu'on m'explique.) (La Suisse, bordel! Vous avez de l'eau de source PARTOUT!)

On est donc arrivées à Amsterdam bien motivées à sept heures du mat', et on est cash parties en mode touriste.

Bon, on a quand même perdu quelques minutes à trouver la gare, et quelques autres minutes parce qu’on avait apparemment pris le mauvais train (on a plus ou moins passé tout notre séjour à suivre les gens qui avaient des valises), et puis ensuite évidemment il y a eu ce grand moment de solitude ou on est arrivées à la gare d’Amsterdam et je suis restée coincée dans le tourniquet de sortie.

- Mais comment t’es trop débile !
- Ca va.
- Ils ont pas de portes en Nouvelle-Zélande, c’est ça ? Du coup t’as oublié comment ça marche ?
- C’est bon.
- Ha ha !

(Sarah est méchante.)

(Mais qu’on se rassure, elle faisait moins sa maligne quand il a fallu se repérer sur un plan de la ville.)

On a fait un petit détour par notre auberge de jeunesse pour déposer nos sacs :

- C’est à quel arrêt, Sarah ?
- Euh… Led Zeppelin.
- Ils ont sérieusement un arrêt de tram qui s’appelle Led Zeppelin ?
*Leidesplan*
- Ah, c’est là !


- Ben quoi ?

Apres ça, c’était donc en mode full touristes qu’on est parties pleines d’entrain faire le marché aux fleurs :



Mais bon, comme c'était l'hiver, on a surtout trouvé des bulbes de tulipes et des cactus.





(Et des graines de cannabis. N'oublions pas les graines de cannabis.)


Et comme il faisait beau et que rien n'était ouvert, on s'est baladées dans le vent jusqu'à ce que mes oreilles gèlent et que je pète la semelle de mes bottes (mais c'est pas de ma faute, cette ville a les pavés les plus inégaux de toutes les villes du monde, alors quand tu assortis ça avec ma fâcheuse tendance à trébucher sur mes propres pieds et le fait que c'étaient des bottes à 20 dollars du marché chinois d'Auckland, forcément, ça finit mal). Et puis comme on était à Amsterdam on est allé manger des crêpes (logique).

Puis on a visité la maison d'Anne Franck, et on a participé au questionnaire interactif à la fin du musée, qui te fait visionner une petite vidéo de quelques minutes sur un sujet d'actualité en Europe et te demande de voter comme pour un référendum. Et tous les sujets sont tournés vers le racisme ou l'exclusion (logique, vu la portée éducative du musée) - ce qui nous a donné l'occasion de bien se taper la honte avec les sujets choisis pour illustrer la France :

1. Les opposants au mariage pour tous, interviewés en mode :


2. L'interdiction de la burqa, avec des interviews de ministres en mode "mais si on peut pas voir leur visage c'est qu'ils ont forcément quelque chose à cacher" et autres micros-trottoirs "moi j'leur fais pas confiance y sont pas comme nous"

3. Sexion d'Assaut : tout est dit. (Je préférais encore Christine Boutin.)

Et puis on est sorties du musée, et là, on s'est soudainement fait accoster par un jeune homme qui nous a dit:

- Bonjour mesdemoiselles, vous avez deux minutes?

Moi, en mode Bisounours Kiwi, sans réfléchir, j'ai dit "Bah oui", et Sarah m'a jeté le regard le plus noir de l'histoire de l'humanité.

Le mec nous a amenées sur le côté en disant "Merci, ça ne prendra pas longtemps je vous assure" et je me suis dit que je m'étais encore fait avoir par un mec du WWF et qu'il allait me foutre la pression pour que je lui donne de la thune pour sauver les requins alors que c’est terrifiant (et je sais qu’ils sont bons pour l’écosystème mais sérieusement, moins il y en a dans l’eau, mieux je me porte).

Sauf qu'en fait, non!

A la place, le mec nous a demandé:

- Vous êtes déjà allées faire un tour en bateau-mouche?
- Euh... non.
- C'est quelque chose qui vous intéresserait?
- Euh...oui?
- Parce qu'en fait je fais des petites visites guidées avec ma barque, c'est très convivial, pas plus de dix personnes, on a du thé chaud et des couvertures, le prochain tour part dans 20 minutes et il nous manque juste deux personnes.

(C'est bon mec, j'ai passé ma journée à marcher dans le vent, tu m'avais convaincue a "thé chaud".)

Et donc on a suivi notre nouveau guide jusqu'à une minuscule barque, et vogue la galère.
















Ça va, c'était pas trop mal.

(Bon, y'avait pas de sucre pour aller avec le thé, mais je vais pas faire ma bourgeoise.)

Apres ça on était quand même un chouia frigorifiées, donc on est allées manger au Burger King pour faire plaisir à Sarah, et puis on a profité de notre jeunesse et on est allées faire des folies de nos corps :

- Il est 21h, on fait quoi ?
- Chais pas. On pourrait aller dans un bar.
- Ou bien on pourrait rentrer à l’hôtel.
- Ouais, de toute façon je dois recoller mes chaussures.


(Livin’ la vida loca à Amsterdam.)

Le lendemain, après un petit-déjeuner royal et de la contrebande de bouffe :

- Cha ! Regarde la notice ! C’est pas autorisé de ramener de la nourriture dans la chambre, et toi t’as ramené une pomme du petit déj !
- Mais j’avais plus faim ! J’allais pas la jeter !
- Criminelle !


(Fuck le système.)

On est allées se balader au hasard des rues, profitant de ce qu’il fasse venteux mais beau (mais venteux) :

- Mais POURQUOI tu t’arrêtes toujours pour regarder la carte dans les carrefours les plus venteux de l’univers ?
- Pourquoi ? Tu préfères lire le plan toi-même ?
- ….
- Ouais, c’est bien ce que je pensais.
- Moi au moins je sais utiliser une porte, madame crâneuse.

On a admiré les jolis bâtiments :
















Et tous ces vélos, nom d’une pipe tous ces vélos.







Et puis c’était direction le musée Van Gogh, qui était super chouette, mais aussi (pour une obscure raison) blindé de Français, mention spéciale au groupe de mecs avec des têtes de BB Brunes flairant la beuh à cinq bornes et qui se postaient devant les tableaux en faisant :

- Mmmmmmmh… Ouais, t’vois, c’est très sombre, très….dans….la….t’sais, la noirceur, la….
- Tourmente ?
- Ouaaaaaaiiis !
- Graaaaaave.

On est restées 3 heures à faire 3 étages, et puis on a décampé parce qu’il y avait des gens au rez-de-chaussée qui installaient un spectacle de danse contemporaine, et merci bien mais j’ai déjà regardé Arte la nuit, je ne veux pas voir des gens tout nus courir partout couverts de grelots ou chais pas quoi.

Et puis, comme on était aux Pays-Bas, on est allées manger Indonésien. (Ce qui est un peu plus logique que les crêpes, mais pas beaucoup plus.) (Mais on s’en fout parce que c’est boooooon.)

Et comme il était encore tôt, on a décidé d’étendre nos compétences sociales et de se faire des amis en s’installant dans le salon de l’auberge de jeunesse :

- Eh Sarah ?
- Oui deux secondes, j’écris dans mon journal.
- …..
- Quoi ?
- J’ai plus de piles dans ma Gameboy. On va se coucher ?
- ….
- D’accord.

(Life in the fast lane à Amsterdam.)

Et puis le dernier jour, j’étais fatiguée (jet lag + je suis une grosse quenelle qui ne peut pas rester debout plus d’une heure sans avoir mal aux jambes), et en plus il faisait froid, alors on est allées faire un tour au Rijksmuseum :


(Enfin, « un tour », le machin c’est un peu le Louvre des Pays-Bas, j’t’explique un peu le délire.)

On a vu des petits tableaux :


Et des grands tableaux :


Et des pots de yaourt :


(Lolilol.)

Et aussi de l’argenterie, des armoires en marqueterie, des fringues de la Renaissance, et tout plein d’autres trucs cools :

- Haaan, ils ont une salle entière avec des épées ! Faut pas rater ça !
- Pourquoi je suis amie avec toi ?

Et puis on a eu le malheur d’aller dans l’espace « Art Moderne » et Sarah a pété les plombs :

- Quoi ça c’est de l’art ? C’est de la merde oui !
- Sarah, chut !
- Quoi chut ? Ça t’énerve pas que ces branleurs ils mettent un coup de rouleau sur une toile et ça va dans un musée ? Moi ça m’énerve !
- Oui, je vois ça.
- A ce moment-là on dit que tout c’est de l’art hein ! Ce plancher c’est de l’art ! L’extincteur dans le coin c’est de l’art !
- Chut, écoute, viens on s’en va, on va prendre l’ascenseur…
- Non ! Ce n’est pas un ascenseur ! C’EST DE L’ART !

(Y’a des trucs qui mettent Sarah en rage pour des raisons inconnues.) (Si un jour tu la croises, je te conseille de mentionner Mariah Carey, juste pour rigoler.)

Et sur cette belle note s’est achevé notre séjour à Amsterdam.

(Ça, et une course en taxi au cours de laquelle j’ai cru qu’on laisserait notre vie - le chauffeur devait être un grand fan de « Taxi », parce que je te jure, t’enlèves les cascades et le racisme ordinaire, c’était pareil.)



Et juste parce que ce séjour c’était surtout une grosse excuse pour un tête-à-tête avec ma BFF, je te fais une petite perle du mois spécial « Trois jours avec Sarah ». De rien.

Sarah:
1) "Tu mets la tête dans les oreilles et t'as de la musique!" 

2) "Oh non! Je peux pas aller faire caca si j'ai plus de vies dans Candy Crush!"

3) "T'as épousé un gars fini au pipi... Mais au moins il a pas de problèmes de sang!"

4) "Elle est jolie cette lampe, je m'en ferais bien une jupe".

5) "J'veux écrire Burger King et ça m'a écrit Bourget Kong!"

6) "Je voulais écrire Van Gogh et ça m'a écrit Von Gigi!"


7) "Je sais pas pourquoi, j'ai eu une image de trou de balle."

8) "Comment on dit? Assassination? Assassinage?"


9) "Un message. Si c'est de nouveau Bouygues Télécom, je fais pipi devant leur boutique!"

10) "Tu te laisses trop influencer par ma rage et mon envie de faire caca partout."

11) "Just a little bit... comme celle de Florian!"

12) "Tu notes tout ce que je dis. Tu es comme une apôtre de la connerie."

Moi:

13) "On aurait pu faire sécher les serviettes plus vite, mais non! Madame ne veut pas prendre le risque de mourir brûlée!

14) "Ça doit pas être facile tous les jours d'être Booba...imagine quand il va acheter son pain : "Salut grosse pute! Une baguette ou je t'encule!""

Et les travaux en binôme:

15) - Le salaud! Brûle-lui les cheveux!
- Il est chauve.
- Brûle-lui la tête!

16) - Fla je le surnomme jamais Flaque.

- C'est dommage. Parce que vu comment il bave, ça pourrait marcher.

17) - Elle vient d'où Nabilla? Paris?
- Elle vient du cul de sa mère, ça c'est sûr.

18) - J'ai bien fait de partir en vacances avec toi, t'es plus intelligente que moi.
- J'arrive pas à retenir "Led Zeppelin."
- Oui mais moi j'arrive même pas à ouvrir une porte, donc bon...

19) - Ton pain avait l'air meilleur.

- Et t'as pris le mauvais quand même? T'es bizarre comme meuf. T'as fait pareil avec Fla?

20) - J'ai deux amis!

- Ton pays et Paris? Ah non, ça c'est tes amours!
- ....
- AHAHAHAHA!

21) - Je vais faire pipi au Starbucks pendant que tu prends ton café.
- Ils font du thé aussi si tu veux.... mais bon, c'est un peu investir dans ton futur pipi.

22) - Les trottoirs ici sont moins grands que les pistes cyclables.
- En même temps, les nanas qui font le trottoir, elles sont en vitrine, donc y'a la place.

23) - Finalement t'as pas vu ton pote, là... Karl?
- André.
- J'étais pas loin.

Et une petite sélection spéciale "meilleures copines" :

24) "Je te jure que si tu chantes du Miley Cyrus encore une fois, j'attendrai que tu dormes et je viendrai péter sur ton visage."

25) - J'aime bien ce clocher.
- C'est parce que t'es une cloche! AHAHAHAHA.

26) - T'inquiète pas, tu peux pas passer à travers ce trou.
- T'es sûre?
- Mais oui! T'es trop large.

27) - Ton argument manque de poids.
- Pas comme toi.

28) - Hé t'as vu, cette boutique s'appelle "Le Gros Tas"!
- Si tu veux, je peux te prendre en photo avec.

Je sais pas toi, mais moi je trouve ça beau.



(Et si tu veux j'ai même mis des numéros comme quand on faisait la perle du mois y'a des millions d'années, et tu peux voter pour tes préférées, et ça fera comme manger des madeleines avec Monsieur Proust.)