samedi 27 janvier 2018

Séries 2017, partie II : le top

Parce que c'est marrant de parler mal deux minutes, mais que j'aime pas être négative dans la vie, le second volet de ce récap 2017 des séries sera consacré aux nouvelles séries que j'ai découvertes et dévorées comme la patate de canapé que je suis bien appréciées avec toute la modération qu'on me connaît.

C'est parti pour le Top 10!


10. Mr Mercedes


Une série basée sur un livre de Stephen King que je n'ai même pas lu, mais c'est pas ma faute aussi, il va trop vite le mec.

(Un livre tous les six mois, mais calme-toi Stephen, j'ai d'autres auteurs à lire aussi hein!)

Et je dois t'avouer que ça m'a sacrément manqué au moment de visionner cette série, parce que, comme pour The Expanse l'an dernier, j'avais cette furieuse sensation constante de "chuis sûre que c'est mieux expliqué dans le livre".

J'aurais donné beaucoup pour avoir un narrateur omniscient pour m'expliquer ce qui se passait dans la tête des personnages – même s'il faut bien avouer que les deux acteurs principaux font un boulot tip-top.

Bref, Mr. Mercedes n'est pas la série incontournable de l'année, mais elle est bien écrite, bien jouée, bien ficelée, et ce serait franchement dommage de passer à côté (surtout pour les fans de polar).

(Par contre, âmes sensibles s'abstenir, y'a des passages vraiment dégueu – physiquement et psychologiquement.)

(C'EST TA MEEEEEERE!)


9.The Deuce


Encore une fois, pas la série de l'année, mais une bonne surprise.

C'est-à-dire que j'ai regardé la saison 1 jusqu'au bout alors que James Franco est le personnage principal, et si ça n'en dit pas long sur la qualité de la série, je sais pas quoi te dire.

(Surtout qu'en plus il joue DEUX personnages!)

(Y'avait plus qu'à rajouter Léa Seydoux, Marion Cotillard et Adam Sandler, et t'aurais eu mon pire cauchemar télévisuel.)

Et la raison pour laquelle j'ai réussi à surmonter mon dégoût de James Franco assez longtemps pour regarder le premier épisode, c'est principalement parce que l'intrigue de la série me promettait de pouvoir enfin remplacer le vide qu'avait laissé l'injuste annulation de Vinyl dans mon petit coeur.

Vise un peu:

- New York dans les années 70: check.
- Des mecs en pattes d'eph avec des moustaches: check
- Des nanas ambitieuses et qui n'ont pas froid aux yeux: check
- Plein de drogues et d'alcool: check
- Du rock et des putes: check

Et bon, on va dire que sur le thème central, c'est quand même un peu différent (en gros, remplace l'industrie de la musique par celle du sexe) mais l'esprit du défunt Vinyl est bien là, et c'est bien ça qui compte.


(Et mention spéciale à Maggie Gyllenhaal, qui est géniale et qu'on voit décidément trop rarement.)


8. Mindhunter


Une série que je viens de finir (genre hier) et sur laquelle j'ai donc pas encore beaucoup de recul, mais je te donne tout de suite le point positif sur lequel je ne changerai pas d'avis:

Tous les épisodes sont réalisés par David Fincher et ce mec est un pur génie de la réalisation.

(Même si, humainement, j'aurais vraiment pas envie d'aller prendre un café avec lui, parce que tous ses films sont hyper glauques et témoignent d'une image de la femme franchement problématique, mais si j'entre là-dedans j'en aurai pour des pages alors on va gentiment fermer cette parenthèse.)

David Fincher, donc, a une manière d'utiliser la lumière et de cadrer ses personnages qui est totalement unique, et immerge complètement le spectateur dans l'action (même si c'est juste un plan d'un mec qui tape sur une machine à écrire) et rien que ça, c'est fort.

Bon, évidemment, il faut plus qu'un visuel magistral pour faire une série intéressante, alors qu'est-ce qu'il y a d'autre à se mettre sous la dent dans "Mindhunter"?

L'histoire (un énième "tiré d'une histoire vraie") aurait pu avoir un goût de réchauffé, mais se démarque pas mal par sa glauquitude: deux agents du FBI, dans les années 70, interviewent des tueurs en série, et utilisent ces entretiens pour poser la base d'une nouvelle méthode de profiling.

Et, je l'avoue, j'ai gloussé comme une midinette au moment où les personnages décident pour la première fois d'utiliser LA fameuse terminologie:


A part ça, les acteurs sont bons (mais surtout les tueurs, en fait) (les trois personnages principaux ont juste l'air blasés de la vie en permanence).

Par contre, deux points négatifs qui font que la série est en fin de classement:

1. Je comprends qu'il va y avoir plusieurs saisons, mais j'aime pas quand on commence des arcs narratifs et qu'on les finit pas. (C'était quoi le but de cette histoire avec la meuf et le chat qui vit dans sa laverie? C'était 15 minutes de ma vie que je reverrai jamais, oui!)

2. Holden Ford, le personnage principal, est tellement insupportable que ça devient difficile d'apprécier la série quand on voit sa babyface et son p'tit costard impeccable à l'écran toutes les deux minutes.


("Bububu ma meuf m'a largué" MAIS T'AVAIS QU'A PAS ETRE UN TROUDUC, COSPLAYEUR D'EMMANUEL MACRON!)

(Arrête de te sucer la bite deux minutes et peut-être que ta vie ira un peu mieux!)



7. Big Little Lies


Une mini-série que je me suis enfilée sans trêve dans l'avion entre Singapour et Francfort, et c'était pas QUE parce que j'avais rien d'autre à faire.

(J'aurais aussi pu lire mon livre, manger des cacahuètes, ou même boire de l'eau.)

(Qu'est-ce qu'on s'amuse pendant 12 heures de vol.)

La mini-série (ou plutôt le très long téléfilm) (appelons un chat un chat) suit l'histoire de plusieurs mères d'une petite ville côtière de Californie, qui se retrouvent toutes liées parce que leurs enfants sont à l'école ensemble (et, soyons honnêtes, parce qu'il y a clairement que 25 personnes qui vivent dans toute cette ville). Tout le monde a ses petits secrets, tout le monde fait des cachotteries, et han y'a eu quelqu'un qui est mort! Mais qui? Mystère!

Alors je dois bien avouer que le début de la série m'a fait penser de manière très déplaisante à certains des meilleurs moments de Desperate Housewives (ce qui est déplaisant parce que Desperate Housewives était une série médiocre à son apogée, et c'était il y a dix ans, avant que les séries deviennent bien). Le côté "tout le monde se mêle de la vie des autres", "tout le monde cache un lourd secret", et surtout le personnage absolument haïssable de Madeline (big up à Reese Witherspoon, que j'ai eu envie d'étrangler pour la majorité de la série) (alors qu'en vrai je suis sûre qu'elle est adorable!)


Mais en fait, les clichés et tropes des premiers épisodes ne sont qu'une manière de planter le décor, avant que la série ne commence à consciencieusement fracasser toutes les idées reçues que tu avais sur chacun des personnages.

Et alors, je sais que tout le monde en a déjà parlé, mais DOUX JESUS CE CASTING MILLE ETOILES, VOUS ETES TOUTES GÉNIALES LES FILLES, JE VOUS KIFFE.

(Même Nicole Kidman arrive à jouer tout en nuances, et avec le masque de cire qui lui sert de visage, c'est sincèrement impressionnant.)

(Et j'ai dit "les filles" plus haut mais n'oublions pas Alexander Skarsgård et Adam Scott, eux aussi parfaits.)

Le seul truc qui me chiffonne, c'est qu'au vu du succès de la série, HBO a commandé une seconde saison, et je vois franchement pas l'intérêt.

Pas que je m'attends à ce que la deuxième saison soit mauvaise, c'est juste qu'on a fait le tour de l'histoire, et pour moi, il n'y a plus rien à dire (et ce, d'autant plus que le livre sur lequel est basé la série se finit au même moment). Et, par ces temps de séries à rallonge et de sequels à gogo au cinéma, je pense que c'est pas mal de rappeler aux studios que, de temps en temps, c'est aussi bien de s'arrêter quand on a trouvé une fin.


6. Taboo

Une série que j'ai mise dans ma liste de téléchargements uniquement parce que j'ai entendu "série britannique" et "Tom Hardy" dans la même phrase, et honnêtement, j'ai pas besoin de beaucoup plus pour être heureuse dans la vie.


"Taboo" se passe dans le Londres du début du XIXè siècle, et suit les aventures de James Delaney (Tom Hardy), qui revient d'Afrique (où il s'était plus ou moins auto-exilé) afin de gérer les affaires de son père fraîchement décédé. Il est clairement frappadingue instable mentalement, il bouffe de la chair humaine, il fait du vaudou, il se tape sa sœur, il communie avec les esprits et est-ce que j'ai aussi mentionné qu'il SE TAPE SA SŒUR?


(Esprit des Lannister, je t'invoque!)

Bref, ça va pas super fort dans la caboche de Delaney, mais il est tout de même assez malin pour déjouer moult complots d'assassinats de la part de la Compagnie des Indes Orientales, et pour gérer toute une sous-intrigue à base de poudre à canon pour les Américains.

Bref, tu l'auras compris, ça part un peu dans tous les sens, mais une chose constante dans cette série, c'est le TIP TOP FLIP FLOP TOP OF THE POPS du casting, toujours impeccable. Du gérant de la Compagnie (anciennement dans Game of Thrones) à la soeur Delaney (aussi anciennement dans Game of Thrones) au parfait chimiste (que j'ai mis HYPER longtemps à placer, parce que je savais que je l'avais vu quelque part, mais je retrouvais plus où) (en fait c'était l'amoureux éconduit de Keira Knightley dans Pirates des Caraïbes) (ce qui est rigolo, parce que le gérant de la Compagnie des Indes Orientales dans Taboo était le père de Keira Knightley dans Pirates des Caraïbes!)

(BREF.)

Et évidemment, en tête de cortège, on a Tom Hardy, parfait comme toujours (Tindomerel, objective comme toujours), tout en regards intenses et en grognements.

(Et quand je dis "grognements", c'est parce qu'il grogne plus qu'il ne parle, en fait.)

(La petite compilation ci-dessous parle d'elle-même.)



5. Godless


Alors pour celle-là, tu peux prendre toute l'objectivité (déjà pas bien glorieuse) que j'essayais de maintenir tout au long de ce classement, et la jeter à la poubelle.

Parce que MANDIEU QUE J'AIME LES WESTERNS.

Je les aime, je les adore, j'ai vu et revu tous les western spaghetti des années 70 (t'sais, ceux qui durent mille heures et où il y a cinq lignes de dialogues qui se battent en duel), j'ai une playlist Spotify avec juste du Ennio Morricone dessus, bref, les westerns c'est ma came.


Je sais pas vraiment m'expliquer pourquoi, parce que je suis vachement moins clémente avec d'autres films du genre contemplatif (2001 L'Odyssée de l'Espace, sans déconner, j'ai sérieusement contemplé l'idée de m'étrangler avec mon pop-corn juste pour en finir ici et maintenant).

Mais voilà, c'est comme ça, dès que j'entends "Western" je sais que mon cœur va chavirer et que je vais adorer le film, même si intrinsèquement il est pas terrible terrible.

(Ma seule exception, c'est John Wayne.)

(Je peux sacquer ce type.)

(C'est mon James Franco des temps anciens.)

BREF.

Je suis tellement à donf sur les annonces de westerns que j'étais limite un peu déçue quand j'ai vu que "Westworld" penchait en fait vachement plus vers la science-fiction (que j'aime pourtant beaucoup aussi.)

Du coup, quand j'ai entendu que Netflix avait produit une mini-série western, "mais du vrai cette fois-ci, promis on vous entube pas avec des histoires de robots", tu peux imaginer ma trépidation.

Et alors là, les enfants, c'est du western quatre étoiles, y'a entrée, plat et dessert.

On a tout, dans cette histoire : des prairies désolées, des villes poussiéreuses, des mecs sales, des brigands, des BRAQUAGES DE TRAINS (pardon, je m'emporte), des meufs badass avec des fusils, une mine désaffectée, un beau gosse qui tire plus vite que son ombre, des meurtres, de l'amour, des héros torturés en quête de rédemption, et est-ce que j'ai mentionné qu'il y avait UN BRAQUAGE DE TRAIN?

(J'avais pas été aussi hypée depuis Fievel au Far West.)

(Qui était mon deuxième film préféré quand j'étais petite, et maintenant que j'y pense c'est peut-être de là que vient ma passion pour les westerns?)

(De l'autopsychanalyse en direct, les enfants!)

Bref, si tu es comme moi et que tu frémis d'impatience dès que tu vois un buisson d'amarante traverser un paysage en seize neuvième, tu peux y aller les yeux fermés avec "Godless", c'est que du bonheur.

Et pour la majorité des gens normaux les autres, je vous conseillerai quand même "Godless" (sauf si vous êtes un peu des chochottes face à la violence physique et psychologique, parce que bon, c'est un lieu sans foi ni loi, du coup ben v'là les meurtres, les viols et tutti quanti).

La série est courte mais prend le temps de développer ses personnages (qui, soit dit en passant, sont joués par un casting AU TOP) (y'a même Mary de Downton Abbey!) (elle prend un accent américain, c'est un peu chelou mais ça va, elle le fait bien). Les décors sont somptueux, les costumes tip top, et l'histoire bien ficelée.

Alors tous à cheval, les cow-boys and girls!


4. DARK


DARK, c'est un peu Netflix qui s'est dit : "Tiens, si on refaisait Stranger Things, mais en VACHEMENT PLUS GLAUQUE?"

(Après, je dis "Stranger Things" pour le lien avec les années 80 et les protagonistes ado, mais sinon, en vrai, y'a pas tellement de similarités.)

Le pitch : dans la petite bourgade allemande de Winden (qui semble être complètement isolée au milieu d'hectares de forêt glauque, donc je dirais vers le Schwartzwald même si c'est pas explicitement nommé), un ado disparaît, puis un mec se suicide, puis un gamin disparaît à son tour dans une grotte mystérieuse qui fait voyager les gens dans le temps (??), y'a peut-être un lien avec la centrale nucléaire qui jouxte la ville, puis tous les oiseaux se mettent à tomber du ciel (???) et dis-toi bien que là, je t'ai parlé que des deux premiers épisodes.

C'est clairement une série hyper avare en réponses (à chaque fin d'épisode, je me retrouvais plus confuse encore qu'avant) et qui joue à fond la carte "mystère", au point que ça en devient même un peu cliché.

Et puis bien sûr comme c'est pas trop la fête au village rapport aux enfants qui disparaissent (ah et y'en a un qui apparaît aussi, mais il est mort, alors c'est moyen cool), et surtout parce que c'est une série allemande, personne n'esquisse un seul sourire de la saison entière, donc la joie de vivre se pose là.

(Pour ceux qui ne suivent pas, je récapitule les thèmes communs à toutes les séries sorties en 2017 : l'amour n'existe pas, Dieu est mort, l'existence est vaine, nous sommes tous broyés sous le poids de nos propres illusions.)

Mais à part ces petits points négatifs, la série est super prenante, et les interprètes très corrects, même si les dialogues sont parfois un peu téléphonés (et puis qu'est-ce que c'est que ces ados qui se comportent comme des quadragénaires?) (vous vous appelez au téléphone? c'est l'âge de pierre ou bien?)

Bref, si tu aimes les mystères, les voyages temporels, et réviser ton allemand LV2, c'est le moment ou jamais!


3. The Crown


Je fais une petite entorse à la chronologie ici, parce que The Crown est sortie fin 2016, mais j'ai pas eu le temps de la voir avant 2017, vu qu'à l'époque j'avais encore un boulot à temps plein et une vie sociale débordante.

(Bon okay, la deuxième partie est un mensonge.)

(Mais c'était l'été et j'aimais lire sur la terrasse.)

(Parce que des fois le chat du voisin venait me voir et je lui faisais un câlin.)

(Est-ce que les chats ça compte comme une vie sociale?)

(BREF.)

The Crown, donc, a démarré pour moi comme un remplacement à Downton Abbey, alias mon feuilleton coupable, qui avait (enfin) tiré sa révérence l'année précédente.

Et, je l'avoue, après un an à digérer le pénible final de Downton Abbey, j'étais prête pour une nouvelle dose de série historique pleine de thé, d'accents aristo, de gants jusqu'aux épaules et de "Oh deary me".


Surtout que The Crown s'annonçait encore plus costaud, puisqu'exit le casting de domestiques, là, on ne parle que d'aristocratie, et c'est pas n'importe quel Lord ou Duke de derrière les fagots, nan ma petite dame! C'est la MOTHERFUCKING ROYAL FAMILY! On peut littéralement pas faire plus snob!

(Que d'enthousiasme.)

Cependant, j'ai été un chouïa déçue, puisque "The Crown" s'est révélée être une série beaucoup trop bien pour être uniquement un feuilleton coupable que je regarde le samedi matin sous ma couette.

Et elle peut être une bonne série, vu le budget colossal alloué par Netflix (qui devait être bien certain que le public allait suivre) (en tout cas, ils avaient clairement le Commonwealth entier déjà en poche): 100 millions de livres sterling (130 millions de dollars). Pour te donner une idée, ça a coûté moins cher de produire Le Retour du Roi.

(Et pourtant, aucune trace d'uruk-hai dans "The Crown"!)

(Je ne suis pas surprise, mais je suis quand même déçue.)

Alors au début, je me demandais quand même où pouvait bien passer tout ce pognon, puis j'ai lu que rien que le budget "robe de mariée" de la série avait crevé les 35 000 dollars, donc maintenant j'ai ma petite idée.

(Et puis une réplique grandeur nature de Buckingham Palace, c'est pas donné non plus.)

(Vous savez que vous auriez juste pu acheter un drap vert?)

Plus sérieusement, la série a du budget, et ça se voit: décors grandioses, photographie au top, musique par PUTAIN DE HANZ ZIMMER OKLM, les costumes et accessoires on n'en parle même pas, et, la crème de la crème, des acteurs aux petits oignons.

("Si on m'avait dit un jour que le père de Barney Stinson ferait le meilleur Winston Churchill du monde" est devenu mon nouveau "si on m'avait dit un jour que Brice de Nice allait gagner l'Oscar du meilleur acteur").

Et, moi qui m'attendais à un drame entièrement constitué de "Grands dieux, Philip, où ai-je égaré mes diamants?", j'ai été agréablement surprise.

Alors, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit: la série s'appuie quand même sur suffisamment de moments "Doux Jésus, Margaret, mais que va dire la Couronne?" pour rassasier les nostalgiques d'Amour, Gloire et Beauté, mais force est de constater que c'est loin d'être le thème central de "The Crown".

Déjà, c'est probablement une des séries les plus justes historiquement qu'il m'ait été donné de voir – et oui, okay, je sais que c'est plus facile quand on parle du XXè siècle et qu'en plus c'est basé sur une famille dont la vie entière est documentée à chaque instant, mais quand même! Pour moi, dont même les géniteurs n'étaient pas encore conçus à l'époque de la série (la saison 1 commence en 1951), ça me donne l'occasion de découvrir plein d'éléments historiques que j'ignorais totalement, et qui sont sincèrement passionnants.

(Tu savais, toi, que l'ancien roi Edward VIII était ouvertement pro-régime nazi?)

(On en apprend des choses.)

La série se penche pas mal sur les histoires personnelles et familiales de la Reine Elizabeth, mais y mêle suffisamment d'histoires de politique pour que ça reste intéressant, et je trouve que le scénario excelle justement à montrer cette juxtaposition: un monde de plus en plus progressif, de moins en moins procédurier, dans lequel cette figure immuable et archaïque qu'est la Couronne Britannique a de plus en plus de mal à justifier sa raison d'être.

(Okay, je vais peut-être chercher un peu loin.)


(Mais sinon regarde ces costumes comme ils sont beaux!)


2. GLOW


Une série qui déchire tout.

C'est de la pure tuerie.

Va la voir tout de suite si ce n'est déjà fait.

Y'a presque pas besoin d'élaborer tant tout est super dans cette série – mais pour toi lecteur, je vais vite résumer le point fort de la série:


Tous les personnages sont magnifiques, fabuleux et géniaux, j'aime tout le monde, et même les personnages les plus détestables (HUMHUMRUTH) sont en fait juste des petites choses brisées à qui on a envie d'offrir un chocolat chaud au bout de trois épisodes.

(Ce qui est également le point fort de "Orange is the New Black", et c'est pas étonnant, c'est la même équipe aux manettes.)

Autre point fort, selon moi: c'est l'une des seules bonnes séries sorties cette année à ne pas être méga déprimante – parce que là, rien que dans ce top 10, on a des tueurs en série, du cannibalisme, de l'inceste, du viol, des meurtres, et des kidnappings d'enfants, donc l'année 2017 ne crie pas vraiment "boute-en-train", on est d'accord.

Bref: va voir GLOW et ressors de ton marathon plein de pep's et d'entrain.

(Ah oui, et la B.O. est A-TO-MIQUE.)

(Ça sent la laque et les boucles d'oreilles triangulaires d'ici.)


1. The Handmaid's Tale


Clairement pas la série la plus joyeuse de l'année (tût tût la séquestration) mais tout de même la meilleure nouveauté de 2017.

Adaptée super fidèlement du roman du même nom, The Handmaid's Tale (la Servante Écarlate en V.F.), la série suit la vie d'Offred, une femme qui vit dans une Amérique dystopique où la majorité des terres est saturée de pollution, où une dictature ultra-religieuse est au pouvoir, où il n'y a presque plus d'enfants, et où les rares femmes fertiles sont offertes à la classe dominante pour leur permettre de se reproduire lors de viols rituels répétés mensuellement.

(Donc, ouais. C'est plutôt costaud.)

La seule différence entre le livre et la série (outre qu'on en sait beaucoup plus sur le mari d'Offred, exilé au Canada – dans le livre, il est probable qu'il soit mort) c'est que le livre se passe à son époque contemporaine, soit les années 80, et que la série se passe à NOTRE époque contemporaine (à un ou deux ans près).

Pour moi, c'est clairement ça le génie de la série : montrer, par petits flash-backs, à quel point cette série dystopique est proche de notre réalité, de notre présent. Les événements de "The Handmaid's Tale" se passent à peine quelques mois après le putsch initial qui a précipité les Etats-Unis dans l'obscurantisme. Et c'est pas pour parler politique, mais quand on voit l'état des politiques sociales actuelles aux Etats-Unis (particulièrement en ce qui concerne les droits des femmes à disposer de leur corps), la série touche carrément dans le mille. 

En plus du commentaire social (qui, rendons à César ce qui appartient à César, est copié-collé de l'excellent livre de Margaret Atwood) (une super auteure, d'ailleurs) (si tu aimes le post-apo, je recommande également "Oryx and Crake"), en plus de cela, donc, on a un casting mille étoiles (Elisabeth Moss est merveilleuse, toujours et à jamais), un cadrage et une lumière magnifiques, et des décors et costumes formidables et parfaitement raccords avec les descriptions du livre.

Ma seule peur, je ne te le cache pas, est ce qui va se passer dans la saison 2, puisque la fin de la saison 1.... ben c'est la fin du livre. Donc, j'ai un peu peur que la série pâtisse en termes de qualité une fois qu'elle n'aura plus le livre sur lequel se reposer (HUMHUMGAMEOFTHRONES), mais je suppose qu'il faudra attendre avril pour le savoir.

D'ici là, j'espère que cet article aura titillé ta curiosité (sauf si tu t'appelles Sarah et que tu as déjà tout vu.)

Et toi, quelle était ta série phare en 2017?

(Donne-moi des recommandations stp, c'est l'hiver et il faut que je fasse le plein de choses devant lesquelles glander.)

2 commentaires:

  1. Merci pour ces conseils. Je valide à 200% The Handmaid's Tale que j'ai dévoré, et je vais m'empresser de découvrir Glow.
    Mes séries de l'année ont été:
    - Penny Dreadful, qui n'est pas du tout une série de 2017, mais que je n'ai découvert que récemment
    - Dirk Gently
    - Thirteen Reasons Why
    - Young Sheldon
    - Calls
    - American Horror Story "Cult" qui m'a réconcilliée avec la série.

    Merci pour tous ces conseils toujours utiles et désopilants!

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  2. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de voir "Légion" (tu y retrouveras le Matthew de Downton Abbey complètement métamorphosé, et très juste dans son rôle !), mais si ce n'est pas le cas, lance-toi ! Le début est déconcertant, et puis on essaye de mettre les pièces du puzzle bout à bout et c'est très chouette !

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